La visite de François dans la ville vénitienne s’est conclue par la célébration de l’eucharistie au Stadio Bentegodi, en présence de 32 000 fidèles, dont de nombreux jeunes. Ils avaient attendu sous le soleil au stade Bentegodi de Vérone. Entre chants, danses et chœurs, ils s’étaient préparés à participer à la célébration eucharistique de la veille de la solennité de la Pentecôte, concluant ainsi la visite pastorale dans la ville de Vérone.
Dans son homélie, entièrement improvisée, le Pape a rappelé ce qui est raconté dans les Actes des Apôtres, lorsque l’apôtre Paul s’est rendu dans la communauté chrétienne d’Éphèse et a demandé s’ils avaient reçu l’Esprit Saint. La réponse était une autre question :
« Qu’est-ce que l’Esprit Saint ? ». Ils ignoraient qui il était, a souligné François. Et il en serait peut-être de même dans de nombreuses communautés chrétiennes si l’on posait la question : « Qu’est-ce que l’Esprit Saint ? ».
Le Pontife a également rappelé une anecdote amusante. Lors d’une messe avec environ 200 enfants le jour de la Pentecôte, il a demandé : « Qui est l’Esprit Saint ? ». Les petits voulaient tous répondre, mais invités à le faire, l’un d’eux a dit candidement : « C’est le paralytique ». Il avait entendu « Paraclet » mais avait dit « paralytique ».
Revenant à la réflexion spirituelle, le Pape François a défini l’Esprit comme le « Protagoniste de notre vie » :
» C’est lui qui nous fait avancer, qui nous aide à avancer, qui développe notre vie chrétienne. L’Esprit Saint est en nous. Faites attention : nous avons tous reçu, avec le baptême, l’Esprit Saint, et avec la confirmation, encore plus ! Mais est-ce que j’écoute l’Esprit Saint qui est en moi ? Est-ce que j’écoute l’Esprit qui me pousse et me dit : “Ne fais pas ça, fais ça” ? Ou pour moi, l’Esprit Saint n’existe pas ? »
Ensuite, François a rappelé que les apôtres étaient réunis à huis clos dans la chambre haute parce qu’ils avaient peur. Et c’est à ce moment-là que l’Esprit Saint, en venant à eux, a changé leur cœur. Ainsi ils ont eu le courage d’aller prêcher. En effet, l’Esprit donne le courage de vivre la vie chrétienne et, de cette manière, change l’existence.
Pour le Pape François , il n’y a pas d’âge pour changer de vie : chaque moment est bon, car l’Esprit peut agir en un instant. Il ne faut pas se décourager à cause de ses péchés ; ce qui compte, c’est de l’écouter et de se confier à lui. Une fois de plus, le Pape implique l’assemblée du stade en leur faisant répéter : « L’Esprit nous donne courage ».
Et puis, une chose très belle que fit l’Esprit ce jour de la Pentecôte. Il y avait des gens de toutes les nations, de toutes les langues, de toutes les cultures, et l’Esprit, avec ces gens, édifie l’Église. L’Esprit édifie l’Église. Que veut dire ? Qu’il rend tout le monde égal ? Non ! Tous différents, mais avec un seul cœur, avec l’amour qui nous unit. L’Esprit est Celui qui nous sauve du danger de nous rendre tous égaux.
Nous sommes tous rachetés, affirme Francois : tous aimés par le Père, tous instruits par Jésus-Christ. Et que fait l’Esprit ? « Il y a un mot – répond-il – qui explique bien cela : l’Esprit crée l’harmonie. L’harmonie de l’Église. Chacun différent de l’autre, mais dans un climat d’harmonie. Ensemble, l’Esprit nous donne l’harmonie ». Il répète encore une fois avec les présents : « L’Esprit nous donne l’harmonie ».
Le Pape souligne que c’est là le miracle de la Pentecôte : « prendre des hommes lâches, effrayés, et les rendre courageux ; prendre des hommes et des femmes de toutes les cultures et en faire une unité de tous, faire l’Église ». Il est important de comprendre que l’Esprit unit ces personnes sans les rendre égales. Et ainsi François demande aux présents de scander : « L’Esprit crée l’harmonie ».
D’autre part, il prévient, le contraire de l’harmonie est la guerre, se battre les uns contre les autres. Et quand on fait la guerre et qu’on se bat entre frères, ce n’est pas l’Esprit qui agit. Enfin, François rappelle qu’avec les apôtres le jour de la Pentecôte, il y avait la Vierge Marie. Et il lance donc un appel à lui demander « de nous donner la grâce de recevoir l’Esprit Saint » et que, en tant que Mère, elle nous apprenne à le recevoir.
Source Vatican