L’affaire de la profanation de la Vierge de Porto-Vecchio connaît un nouveau rebondissement. Alors que la justice leur avait ordonné de quitter immédiatement la Corse, les deux hommes poursuivis après les actes commis contre la statue mariale sont toujours restés sur l’île dans la nuit de vendredi à samedi. Âgés de 21 et 24 ans, les deux suspects avaient été interpellés puis placés en garde à vue. Déférés vendredi 2 octobre devant le parquet, ils devront comparaître le 16 novembre devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio.
La justice les poursuit notamment pour « dégradations graves en réunion » et « exhibition sexuelle ». Dans l’attente de leur procès, ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître en Corse, mesure impliquant leur départ immédiat de l’île. Ce départ devait intervenir dès vendredi soir. Les deux hommes avaient prévu de prendre un vol Ajaccio-Paris à l’aéroport Napoléon-Bonaparte. Mais la situation a rapidement dégénéré à leur arrivée.
🔴La haine, la bêtise, la folie : à Porto-Vecchio, deux individus profanent sur une statue de la Vierge Marie
— Tribune Chrétienne (@tribuchretienne) October 1, 2026
➡️"Une profanation qui ne doit pas être banalisée, les images sont insoutenables"
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Selon Corse-Matin, qui a révélé l’épisode vendredi soir, plusieurs personnes présentes à l’aéroport les ont reconnus et ont manifesté leur indignation. Devant la tension provoquée autour de leur embarquement, le commandant de bord aurait finalement décidé de ne pas les accepter dans l’avion pour des raisons de sécurité. Les deux hommes ont alors été protégés dans l’enceinte de l’aéroport avant de regagner Ajaccio. Une situation pour le moins inhabituelle : alors que leur contrôle judiciaire leur impose de quitter la Corse, les réactions suscitées par leur présence à l’aéroport ont précisément empêché leur départ.
Ce samedi 3 octobre au matin, leur départ effectif de l’île n’avait pas encore été publiquement confirmé.
L’affaire suscite depuis plusieurs jours une émotion considérable en Corse et en France. Dans la nuit du 29 au 30 septembre, la statue de la Vierge située à l’entrée de Porto-Vecchio avait été prise pour cible. Des images insupportables de la scène, diffusées sur les réseaux sociaux, ont considérablement renforcé la colère et la blessure des fidèles. Si la justice retient des qualifications pénales précises, les scènes obscènes ont été vécus comme une profanation d’une gravité exceptionnelle.
La Vierge Marie occupe une place centrale dans la foi et la dévotion des catholiques, en Corse comme à travers le monde. Mère du Christ et Mère de l’Église, elle est depuis des siècles priée, honorée et invoquée par des générations de fidèles.
À l’acte de profanation a d’ailleurs répondu une mobilisation religieuse. Des fidèles se sont rassemblés à Porto-Vecchio autour de la statue brisée , dans la prière et le recueillement. À Bastia également, une mobilisation s’est tenue vendredi devant la préfecture de Haute-Corse, avec notamment une banderole portant l’inscription « Per a Santa Regina ». L’affaire va désormais se poursuivre devant la justice. Les deux hommes sont convoqués le 16 novembre devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio. Dans l’immédiat, une question demeure : comment faire respecter leur obligation de quitter la Corse après l’échec de leur départ vendredi soir ?


