Moniale cistercienne, sœur de saint Bernard (+ vers 1141)
En ce 12 février, l’Église fait mémoire de la bienheureuse Ombeline, également appelée Humbeline ou Hombeline, sœur de saint Bernard de Clairvaux. Sa vie demeure l’un des exemples les plus marquants de conversion au sein de la famille cistercienne.Née en 1092 à Fontaine-lès-Dijon, elle appartient à une famille profondément marquée par l’appel de Dieu. Son père et ses six frères se consacrent à la vie religieuse à l’abbaye de Cîteaux, en Bourgogne. Pour sa part, Ombeline épouse un seigneur, frère de la duchesse de Lorraine, et mène durant plusieurs années une existence mondaine, favorisée par une grande fortune.Le tournant décisif intervient sous l’impulsion de son frère, saint Bernard. Selon la tradition, celui-ci refuse de la recevoir lorsqu’elle se présente au monastère entourée d’un grand apparat. Ce refus provoque chez elle un choc intérieur déterminant. Elle prend conscience de la vanité de sa conduite et entreprend un véritable chemin de conversion.
Avec l’accord de son époux, elle renonce à la vie mondaine et entre chez les bénédictines de Jully, près de Ravières. Elle s’y consacre pleinement à la vie monastique. Devenue prieure, elle contribue au développement du monastère, qui devient rapidement trop exigu pour accueillir les nouvelles vocations. Elle fonde alors un nouveau monastère à Crisenon, sur la paroisse de Prégilbert.
Ombeline meurt vers 1141 et est enterrée à Jully. Son culte est confirmé en 1703. Initialement prévue au 21 août, sa commémoration est désormais fixée au 12 février dans le Martyrologe romain. L’Ordre de Cîteaux la mentionne également à cette date dans son calendrier propre.
La liturgie la présente comme cette prieure que son frère, abbé de Clairvaux, avait heureusement détournée des plaisirs du monde et qui, avec le consentement de son mari, s’était donnée à la vie monastique. Son itinéraire demeure un témoignage de conversion, enraciné dans la tradition cistercienne et transmis avec sobriété par l’Église.
Avec nominis


