Le débat entre l’école privée et l’école publique est un sujet dit “complexe” car il touche aux libertés individuelles et en lisant la une de La Croix qui se demande si “c’est grave d’être dans le privé ? “... on s’interroge sur ce débat qui n’en n’est pas un..

Il est indéniable que l’école publique, malgré la présence de nombreux enseignants de qualité, est continuellement en proie à un parti pris idéologique conséquence d’une laïcité revisitée. A cela s’ajoute une réinterprétation systématique de l’histoire sous un angle “révolutionnaire” et/ou lénino-marxiste…. définie comme la vérité-vraie des faits historiques..et mai 68 et son cortège de haines diverses et variées a laissé des traces….

Cette réécriture des faits n’est contestée par personne car elle fait l’affaire de beaucoup: elle est le creuset des futurs citoyens formatés et programmés pour agir et entretenir “cette nouvelle version de l’histoire” et le processus démocratique des élections donne à chaque fois la possibilité de réaffirmer ce “credo idéologique”.

Cependant qu’ils le veuillent ou non et même en trafiquant à souhait les faits de notre histoire, les valeurs chrétiennes et la religion catholique sont participantes et en grande partie à l’origine de l’histoire de France.

Respecter les autres religions, oui bien-sûr ( même si la réciproque n’est pas acquise..) mais savoir être fier du message porté par l’Evangile et ne pas y renoncer c’est là le vrai sens d’une éducation solide et d’une vie qui témoigne du Christ.

Malheureusement dans l’école publique on ne peut se prévaloir de cela et au nom de la “toute puissante” laïcité et de l’égalitarisme imposé on est amené à se renier chaque jour et à se faire petit…la bienveillance factice, l’acceptation facile, autorisent tout au détriment d’une exigence des valeurs qui construisent une personnalité.

Dans ce contexte, la neutralité et l’objectivité sont alors définies par l’acceptation d’une certaine version de l’histoire, teintée d’une réinterprétation politique. Beaucoup de faits historiques sont volontairement mis de coté…et d’autres mis en exergue alors qu’ils sont anecdotiques.

Issu du public on m’a appris que tous les rois de France étaient tous des salauds sanguinaires tandis que la révolution française était présentée comme l’apogée de la libération des peuples. Les massacres et les parodies de jugement post-révolutionnaires ne sont pas abordés ou minorés.Les conséquences désastreuses pour l’Eglise de France, victime de persécutions, sont présentées comme une libération et un affranchissement de Dieu : L’homme est devenu tout puissant et devient le serviteur de l’idéologie qu’il a lui-même établi comme la nouvelle vérité. Les Lumières brillent mais éclairent mal… et le Siècle des Lumières est le siècle de l’irréligion.

La toute puissante laïcité assume le rejet de l’héritage chrétien et au fil des années ce schéma éducatif qui portait à ses débuts une certaine exigence, à force d’inverser et de renoncer à ces valeurs, a instauré le culte de la médiocrité au non de l’inclusion de tous et par l’exclusion de certains… la réussite est décriée, présentée comme mauvaise, la culture de l’effort est rejetée.

Sur le plan historique, la France se retrouve accusée de tout … responsable de toutes les faiblesses du médiocre , de tous les manquements et de tous les drames de son quotidien car elle est notamment désignée comme une nation colonialiste pour l’éternité, donc comme l’accusée de tous les maux pour toujours.

La victimisation met en place des reflexes de rejet de l’autre, car il est défini comme l’héritier d’une histoire dont il n’est pourtant pas responsable. L’archétype de la victime est forcément issu de la diversité et de la mixité sociale et quel que soit son comportement il n’est pas fautif car ses tares et tous ses malheurs sont le résultat des mauvais agissements de l’autre et de ses ancêtres..

Toute cette mécanique idéologique imbibée de wokisme ne peut que faire fuir de l’école publique ceux qui ne rentrent pas dans le moule de la nouvelle histoire…

Alors comment ne pas comprendre que l’école privée attire plus ..?

En plus d’un contenu académique de qualité, les écoles privées catholiques enseignent des règles de conduite, transmettent des valeurs, valorisent le travail et la performance. Sur le plan religieux, elles transmettent les valeurs chrétiennes sans les imposer, sans se préoccuper de leur adéquation avec une quelconque idéologie révolutionnaire.

Au lieu de laisser les élèves les moins performants dans un état de pauvreté intellectuelle et de les inviter à s’y complaire, l’enseignement du privé cherche à élever les moins bons et à faire se dépasser les meilleurs, c’est un encouragement à travailler plus dur pour être fier de sa réussite.

L’école privé est et doit rester un choix pour tous car c’est une liberté première et essentielle de chacun, un choix de vie pour soi et pour ses enfants, elle définit et fixe la longue trajectoire d’un élève qui, devenu adulte et ayant été bien éduqué, ne pourra que mettre à profit ses valeurs et son enseignement, les véhiculer et les transmettre dans son environnement personnel et professionnel.

Ces écoles ne sont pas des écoles d’assistanat, mais des écoles de la vie, où les élèves apprennent à surmonter les obstacles, à faire des efforts, et à célébrer leurs succès.

Alors surtout n’ayez pas honte de choisir le privé !

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