Tandis que les championnats d’Europe se sont ouverts dans une religiosité toute commerciale et un mondialisme laïc assumé, louant le dieu Coca et la déesse Atos, la Copa America a ouvert la compétition avec une référence à Dieu et une prière.
Le pasteur évangélique paraguayen Emilio Agüero Esgaib , accompagné d’un pasteur américain, a béni la compétition. Certains parleront de prosélytisme d’autre de témoignage de foi dans événement important, voici le texte lu par le pasteur :
« Jésus a dit : “Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance.” Une vie pleine consiste à s’aimer les uns les autres, à se pardonner les uns les autres et à s’unir les uns aux autres.…Dieu, nous te demandons de bénir le tournoi, les nations représentées, les équipes, les joueurs et les familles. Que ta paix et ta protection soient sur tous, au nom de Jésus, Amen. »
Les Américains feront-ils de même lors de la prochaine la Coupe du monde 2026 qu’ils accueilleront ?
Rappelons que l’inclusion d’une prière religieuse lors de la cérémonie d’ouverture d’un tournoi international de football, est contraire aux règles de la FIFA et cela a suscité une surprise généralisée et une forte réaction sur les réseaux sociaux.
Un autre enjeu se dessine en arrière-plan de ce tournoi, où Joe Biden, en campagne pour un second mandat présidentiel et confronté à des sondages défavorables, notamment auprès des jeunes et de l’électorat hispanique, cherche à mobiliser ces segments de la population.
Cette approche vise particulièrement les « swing states » où les résultats électoraux sont incertains, et où plusieurs matchs de la Copa América sont prévus. Ces États, comme le Nevada, l’Arizona, la Géorgie et la Caroline du Nord, sont aussi des bastions où réside une importante population hispanique, particulièrement friande de soccer.
La Copa América devient-elle un terrain politique et religieux où chaque instant de visibilité pourrait influencer les électeurs ou les fidèles ?