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La Vierge Marie et Sainte Thérèse de Lisieux

« J’ai encore quelque chose à faire avant de mourir », confie Thérèse

Quelques mois avant sa mort, Thérèse compose son poème « Pourquoi je t’aime Ô Marie ! » Elle y exprime tout ce qu’elle pense de la Vierge Marie. Elle nous invite à nous tourner vers la Mère de Dieu et notre Mère en méditant sa vie telle que l’Évangile nous la révèle avec discrétion et profondeur.

Tout au long du poème, vous pourrez aussi méditer les textes de l’Evangile auxquels Thérèse fait allusion. Après le poème, vous trouverez une petite note permettant de mieux écouter ce que Thérèse désire nous dire.

« J’ai encore quelque chose à faire avant de mourir », confie Thérèse à sa soeur Céline : « J’ai toujours rêvé d’exprimer dans un chant à la Sainte Vierge tout ce que je pense d’elle » (PA, Rome, p. 268). En ce mois de mai, elle commence à pressentir la diffusion probable de ses écrits. Et elle considère ses « pensées » sur Marie comme partie intégrante de « l’œuvre bien importante » qui se prépare.

Plus que jamais, Thérèse ne peut « se nourrir que de la vérité ». Il faut qu’elle « voie les choses telles qu’elles sont ». Concernant la Vierge Marie, ce qui l’intéresse uniquement, c’est « sa vie réelle, pas sa vie supposée ». D’instinct, elle se tourne vers l’Evangile, son unique source d’inspiration désormais : « Ce livre-là me suffit ». Elle nous renseigne même sur sa « méthode » : « L’Evangile m’apprend… et mon cœur me révèle ».

Et son « cœur » lui fait « comprendre » par connaturalité le sens caché des faits, leur portée pour sa propre vie aujourd’hui et bientôt pour son éternité même. L’intelligence du cœur a été affinée chez elle ces derniers mois de mille manières, mais surtout en deux domaines : mystère de la souffrance, sous le laminoir de l’épreuve ; étendue des exigences de la charité, à la faveur de vives lumières ; le tout s’enveloppant de silence.

C’est dans la prière d’abord qu’il faut recevoir ce long poème, sorte d’hymne liturgique de deux cents alexandrins très réguliers, qui traduisent bien « l’objectivité » à laquelle s’astreint l’auteur. Mais une émotion contenue parcourt cependant ces strophes qui connaissent de grands moments (str. 8, 16, 22…). De belles images l’enrichissent (str. 3, 7-8 ; 7, 5-6…) ; des formules lapidaires jaillissent (str. 10, 4 ; 16, 4, qui est comme le Credo de Thérèse ; et le célèbre 22, 3). Une strophe admirable conclut.

La « petite Thérèse » signe ces lignes d’une main défaillante : humble et bouleversant point final à toute son œuvre poétique.

« Pourquoi je t’aime Ô Marie ! »

Date : mai 1897. Composition spontanée (également demandée par soeur Marie du Sacré-Cœur).
Publication : avec l’édition de 1898 de l’Histoire d’une Âme , trente-neuf vers corrigés.
Mélodie : La plainte du mousse.

« Oh ! je voudrais chanter, Marie pourquoi je t’aime !

Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur

Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême

Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.

Si je te contemplais dans ta sublime gloire

Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux

Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire

O Marie devant toi, je baisserais les yeux !…

Il faut pour qu’un enfant puisse chérir sa mère

Qu’elle pleure avec lui, partage ses douleurs

O ma Mère chérie, sur la rive étrangère

Pour m’attirer à toi, que tu versas de pleurs !…. »

En méditant ta vie dans le saint Evangile

J’ose te regarder et m’approcher de toi

Me croire ton enfant ne m’est pas difficile

Car je te vois mortelle et souffrant comme moi …

Lorsqu’un ange du Ciel t’offre d’être la Mère

Du Dieu qui doit régner toute l’éternité

« Voici que tu concevras dans ton sein et

enfanteras un fils, et tu l’appelleras du

nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé

Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui

donnera le trône de David, son père ; il

régnera sur la maison de Jacob pour les

siècles et son règne n’aura pas de fin. »

(Lc 1, 31-33)

Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère !

L’ineffable trésor de la virginité.

Je comprend que ton âme, ô Vierge Immaculée

Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour

Je comprends que ton âme, Humble et Douce Vallée

Peut contenir Jésus, l’Océan de l’Amour !…

« Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à

mon école, car je suis doux et humble de

cœur, et vous trouverez soulagement pour

vos âmes.  » (Mt 11, 29)

Oh ! je t’aime, Marie, te disant la servante

Du Dieu que tu ravis par ton humilité

Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur ;

qu’il m’advienne selon ta parole ! »

(Lc 1, 38)

Cette vertu cachée te rend toute-puissante

Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité

Alors l’Esprit d’Amour te couvrant de son ombre

L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra

sur toi, et la puissance du Très-Haut te

prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être

saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.

(Lc 1, 35)

Le Fils égal au Père en toi s’est incarné

De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre

Puisqu’on doit l’appeler : Jésus, ton premier-né !

Elle enfanta son fils premier-né,

l’enveloppa de langes et le coucha dans une

crèche, parce qu’ils manquaient de place dans

la salle. (Lc 2,7)

O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse

Comme toi je possède en moi Le Tout-Puissant

Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :

Le trésor de la mère appartient à l’enfant

Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie

Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?

Aussi lorsqu’en mon cœur descend la blanche Hostie

Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !…

Tu me le fais sentir, ce n’est pas impossible

De marcher sur tes pas, ô Reine des élus,

L’étroit chemin du Ciel, tu l’as rendu visible

Etroite est la porte et resserré le chemin

qui mène à la Vie,

et il en est peu qui le trouvent.

(Mt 7,14)

En pratiquant toujours les plus humbles vertus.

Auprès de toi, Marie, j’aime à rester petite,

Des grandeurs d’ici-bas je vois la vanité,

Chez Sainte Elisabeth, recevant ta visite,

J’apprends à pratiquer l’ardente charité.

En ces jours-là, Marie partit et se rendit en

hâte vers la région montagneuse, dans une

ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et

salua Elisabeth. (Lc, 39-40)

Là j’écoute ravie, Douce Reine des anges,

Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur.

Marie dit alors :

« Mon âme exalte le Seigneur,et mon esprit

tressaille de joie en Dieu mon sauveur,

parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement

de sa servante.

Oui, désormais toutes les générations

me diront bienheureuse,

car le Tout-Puissant a fait pour moi de

grandes choses.

Saint est son nom,

et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur

ceux qui le craignent.

Il a déployé la force de son bras,

il a dispersé les hommes au cœur superbe.

Il a renversé les potentats de leurs trônes

et élevé les humbles,

Il a comblé de biens les affamés

et renvoyé les riches les mains vides

Il est venu en aide à Israël, son serviteur,

se souvenant de sa miséricorde,

selon qu’il l’avait annoncé à nos pères

en faveur d’Abraham et de sa postérité à

jamais ! » (Lc, 46-55)

Tu m’apprends à chanter les divines louanges

A me glorifier en Jésus mon Sauveur

Tes paroles d’amour sont de mystiques roses

Qui doivent embaumer les siècles à venir.

En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses

Je veux les méditer, afin de l’en bénir.

Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle

Que tu voudrais cacher dans ton humilité

Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie,

sa mère, était fiancée à Joseph : or, avant

qu’ils eussent mené vie commune, elle se trouva

enceinte par le fait de l’Esprit Saint. Joseph,

son mari, qui était un homme juste et ne voulait

pas la dénoncer publiquement, résolut de la

répudier sans bruit. Alors qu’il avait formé ce

dessein, voici que l’Ange du Seigneur lui

apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de

David, ne crains pas de prendre chez toi Marie,

ta femme : car ce qui a été engendré en elle

vient de l’Esprit Saint.(Mt 1, 17-19)

Tu le laisses pleurer tout près du tabernacle

Qui voile du Sauveur la divine beauté !

Oh ! que j’aime, Marie, ton éloquent silence,

Pour moi c’est un concert doux et mélodieux

Qui me dit la grandeur et la toute-puissance

D’une âme qui n’attend son secours que des Cieux ….

Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !

Je vous vois repoussés de tous les habitants

Nul ne veut recevoir en son hôtellerie

De pauvres étrangers, la place est pour les grands

La place est pour les grands et c’est dans une étable

Que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu.

O ma Mère chérie, que je te trouve aimable

Que je te trouve grande en un si pauvre lieu !

Quand je vois L’Eternel enveloppé de langes

Quand du Verbe Divin j’entends le faible cri

Au commencement était le Verbe et le Verbe était

avec Dieu et le Verbe était Dieu.(Jn1,1)

O ma Mère chérie, je n’envie plus les anges

Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri !

Que je t’aime, Marie, toi qui sur nos rivages

As fait épanouir cette Divine Fleur !….

Que je t’aime écoutant les bergers et les mages

Et gardant avec soin toutes choses en ton cœur !…

Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant ; et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. (Lc 2, 15-19)

Je t’aime te mêlant avec les autres femmes

Qui vers le temple saint ont dirigé leurs pas

Je t’aime présentant le Sauveur de nos âmes

Au bienheureux Vieillard qui le presse en ses bras,

D’abord en souriant j’écoute son cantique

Mais bientôt ses accents me font verser des pleurs.

Plongeant dans l’avenir un regard prophétique

Siméon te présente un glaive de douleur

Et lorsque furent accomplis les jours pour

leur purification, selon la loi de Moïse, ils

l’emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au

Seigneur, selon qu’il est écrit dans la Loi

du Seigneur : Tout garçon premier-né sera

consacré au Seigneur, et pour offrir en

sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi

du Seigneur, un couple de tourterelles ou

deux jeunes colombes.

Et voici qu’il y avait à Jérusalem un homme

du nom de Syméon. Cet homme était juste et

pieux ; il attendait la consolation d’Israël

et l’Esprit Saint reposait sur lui. Et il

avait été divinement averti par l’Esprit

Saint qu’il ne verrait pas la mort avant

d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint

donc au Temple, poussé par l’Esprit, et quand

les parents apportèrent le petit enfant Jésus

pour accomplir les prescriptions de la Loi à

son égard, il le reçut dans ses bras, bénit

Dieu et dit :

« Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon

ta parole,

laisser ton serviteur s’en aller en paix ;

car mes yeux ont vu ton salut,

que tu as préparé à la face de tous les

peuples,

lumière pour éclairer les nations

et gloire de ton peuple Israël. »

Son père et sa mère étaient dans l’étonnement

de ce qui se disait de lui. Syméon les bénit

et dit à Marie, sa mère : « Vois ! cet enfant

doit amener la chute et le relèvement d’un

grand nombre en Israël ; il doit être un signe

en butte à la contradiction, et toi-même,

une épée te transpercera l’âme ! afin que se

révèlent les pensées intimes

de bien des cœurs. » (Lc 2, 22-35)

O Reine des martyrs, jusqu’au soir de ta vie

Ce glaive douloureux transpercera ton cœur

Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie

Pour éviter d’un roi la jalouse fureur.

Après leur départ, voici que l’Ange du

Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui

dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et

sa mère, et fuis en Egypte ; et restes-y

jusqu’à ce que je te dise. Car Hérode va

rechercher l’enfant pour le faire périr. » Il

se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère,

de nuit, et se retira en Egypte ; et il resta

là jusqu’à la mort d’Hérode ; pour que

s’accomplît cet oracle prophétique du

Seigneur : D’Egypte j’ai appelé mon fils.

(Mt 2, 13-15)

Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile

Joseph vient te prier de partir à l’instant

Et ton obéissance aussitôt se dévoile

Tu pars sans nul retard et sans raisonnement.

Sur la terre d’Egypte, il me semble, ô Marie

Que dans la pauvreté ton cœur reste joyeux,

Car Jésus n’est-il pas la plus belle patrie

Que t’importe l’exil, tu possèdes les Cieux ?…

Mais à Jérusalem, une amère tristesse

Comme un vaste océan vient inonder ton cœur

Jésus pendant trois jours se cache à ta tendresse

Alors c’est bien l’exil dans toute sa rigueur !..

Ses parents se rendaient chaque année à

Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et

lorsqu’il eut douze ans, ils y montèrent,

comme c’était la coutume pour la fête. Une

fois les jours écoulés, alors qu’ils s’en

retournaient, l’enfant Jésus resta à

Jérusalem à l’insu de ses parents. Le croyant

dans la caravane, ils firent une journée de

chemin, puis ils se mirent à le rechercher

parmi leurs parents et connaissances. Ne

l’ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à

sa recherche, à Jérusalem.

Et il advint, au bout de trois jours, qu’ils

le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu

des docteurs,les écoutant et les interrogeant ;

et tous ceux qui l’entendaient étaient

stupéfaits de son intelligence et de ses

réponses. A sa vue, ils furent saisis

d’émotion, et sa mère lui dit : « Mon enfant,

pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père

et moi, nous te cherchons, angoissés. »

Et il leur dit : « Pourquoi donc me

cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je

dois être dans la maison de mon Père ? » Mais

eux ne comprirent pas la parole qu’il venait

de leur dire.

Il redescendit alors avec eux et revint à

Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère

gardait fidèlement toutes ces choses en son

cœur.

Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en

taille et en grâce devant Dieu et devant les

hommes. (Lc 2, 41-52)

Enfin tu l’aperçois et la joie te transporte,

Tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs :

« O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte ?

« Voilà. ton père et moi qui te cherchions en pleurs. »

Et l’Enfant Dieu répond (oh quel profond mystère !)

A la Mère chérie qui tend vers lui ses bras :

« Pourquoi me cherchiez-vous ?… Aux œuvres de mon Père

« Il faut que je m’emploie ; ne le savez-vous pas ? »

L’Evangile m’apprend que croissant en sagesse

A Joseph, à Marie, Jésus reste soumis

Et mon cœur me révèle avec quelle tendresse

Il obéit toujours à ses parents chéris.

Maintenant je comprends le mystère du temple,

Les paroles cachées de mon Aimable Roi.

Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l’exemple

De l’âme qui Le cherche en la nuit de la foi.

Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère

Soit plongée dans la nuit, dans l’angoisse du cœur ;

Marie, c’est donc un bien de souffrir sur la terre ?

Oui souffrir en aimant c’est le plus pur bonheur !

Tout ce qu’Il m’a donné Jésus peut le reprendre

Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi

Il peut bien se cacher, je consens à l’attendre

Jusqu’au jour sans couchant où s’éteindra ma foi…

Je sais qu’à Nazareth, Mère pleine de grâces

Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus

Point de ravissement, de miracle et d’extase

n’embellisse ta vie ô Reine des Elus !

Le nombre des petits est bien grand sur la terre

Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux

C’est par la voie commune, incomparable Mère

Qu’il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.

En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,

Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour

Mère, en te contemplant, je me plonge ravie

Découvrant dans ton cœur des abimes d’Amour.

Ton regard maternel bannit toutes mes craintes

Il m’apprend à pleurer, il m’apprend à jouir.

Au lieu de mépriser les joies pures et saintes

Tu veux les partager, tu daignes les bénir.

Des époux de Cana voyant l’inquiétude

Qu’ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin

Au Sauveur tu le dis dans ta sollicitude

Espérant le secours de son pouvoir divin.

Jésus semble d’abord repousser ta prière

« Qu’importe », répond-Il, « femme, à vous et à moi ? »

Mais au fond de son cœur, Il te nomme sa Mère

Et son premier miracle, Il l’opère pour toi…

Le troisième jour, il y eut des noces à Cana

de Galilée, et la mère de Jésus y était.

Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que

ses disciples. Or il n’y avait plus de vin,

car le vin des noces était épuisé. La mère de

Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus

lui dit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure

n’est pas encore arrivée. » Sa mère dit aux

servants :« Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »

Or il y avait là six jarres de pierre,

destinées aux purifications des Juifs, et

contenant chacune deux ou trois mesures.

Jésus leur dit : « Remplissez d’eau ces

jarres. » Ils les remplirent jusqu’au bord. Il

leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au

maître du repas. » Ils lui en portèrent.

Lorsque le maître du repas eut goûté l’eau

changée en vin — et il ne savait pas d’où il

venait, tandis que les servants le savaient,

eux qui avaient puisé l’eau — le maître du

repas appelle le marié et lui dit : « Tout

homme sert d’abord le bon vin et, quand les

gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as

gardé le bon vin jusqu’à présent ! » Tel fut le

premier des signes de Jésus, il l’accomplit à

Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et

ses disciples crurent en lui. Après quoi, il

descendit à Capharnaüm, lui, ainsi que sa

mère et ses frères et ses disciples, et ils

n’y demeurèrent que peu de jours.

(Jn 2, 1-11)

Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine

De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir

Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline

Quelqu’un dit à Jésus que tu voudrais le voir,

Alors, ton Divin Fils devant la foule entière

De son amour pour nous montre l’immensité

Il dit :« Quel est mon frère et ma soeur et ma Mère,

« Si ce n’est celui-là qui fait ma volonté ? »

Comme il parlait encore aux foules, voici que

sa mère et ses frères se tenaient dehors,

cherchant à lui parler. A celui qui l’en

informait Jésus répondit : « Qui est ma mère et

qui sont mes frères ? » Et tendant sa main vers

ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes

frères. Car quiconque fait la volonté de mon

Père qui est aux cieux, celui-là m’est un

frère et une soeur et une mère. »

(Mt 12, 46-50)

O Vierge Immaculée, des mères la plus tendre

En écoutant Jésus, tu ne t’attristes pas

Mais tu te réjouis qu’II nous fasse comprendre

Que notre âme devient sa famille ici-bas

Oui tu te réjouis qu’Il nous donne sa vie,

Les trésors infinis de sa divinité !

Comment ne pas t’aimer, ô ma Mère chérie

En voyant tant d’amour et tant d’humilité ?

Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime

Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui.

Aimer c’est tout donner et se donner soi-même

Tu voulus le prouver en restant notre appui.

Le Sauveur connaissait ton immense tendresse

Il savait les secrets de ton cœur maternel,

Refuge des pécheurs, c’est à toi qu’Il nous laisse

Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel

Or près de la croix de Jésus se tenaient sa

mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de

Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc

voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le

disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme,

voici ton fils.« Puis il dit au disciple : »Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le

disciple l’accueillit comme sienne.

(Jn 19, 25-27)

Marie, tu m’apparais au sommet du Calvaire

Debout près de la Croix, comme un prêtre à l’autel

Offrant pour apaiser la justice du Père

Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel

Un prophète l’a dit, ô Mère désolée,

« Il n’est pas de douleur semblable à ta douleur ! »

O Reine des Martyrs, en restant exilée

Tu prodigues pour nous tout le sang de ton cœur !

La maison de Saint Jean devient ton seul asile

Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus

C’est le dernier détail que donne l’Evangile

De la Reine des Cieux il ne me parle plus.

Mais son profond silence, ô ma Mère chérie

Ne révèle-t-il pas que le Verbe éternel

Veut lui-même chanter les secrets de ta vie

Pour charmer tes enfants, tous les Elus du Ciel ?

Bientôt je l’entendrai cette douce harmonie

Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir

Toi qui vins me sourire au matin de ma vie

Viens me sourire encore… Mère…. voici le soir !…

Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême

Avec toi j’ai souffert et je veux maintenant

Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t’aime

Et redire à jamais que je suis ton enfant !……

Source carmel.asso.fr

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