Le Pape François s’est de nouveau exprimé sur la déclaration Fiducia supplicans lors d’une audience avec les membres du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, soulignant que l’objectif n’est pas de bénir l’union, “mais simplement les personnes qui l’ont demandée ensemble” et que celles-ci n’ont pas besoin de “perfection morale pour être accueillies”.

Le Pape François a rencontré le 26 janvier au Palais Apostolique les membres du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, dont le préfet, le Cardinal Víctor Fernández, est l’auteur de la déclaration qui a suscité une forte opposition de la part des évêques et de nombreuses conférences épiscopales.

Lors de son discours aux membres de ce dicastère après la conclusion de son Assemblée Plénière, le Pape François a précisé que l’intention des

“bénédictions pastorales et spontanées est de montrer concrètement la proximité du Seigneur et de l’Église envers tous ceux qui, se trouvant dans différentes situations, demandent de l’aide pour continuer – parfois pour commencer – un chemin de foi”.

“Je voudrais souligner brièvement deux choses : la première, c’est que ces bénédictions, en dehors de tout contexte et de toute forme liturgique, ne nécessitent pas la perfection morale pour être reçues”, a souligné le Pontife.

Il a également souligné que “lorsqu’un couple s’approche spontanément pour les demander, on ne bénit pas l’union, mais simplement les personnes qui l’ont demandé ensemble”.

“Non à l’union, mais aux personnes”, a-t-il insisté, “en tenant naturellement compte du contexte, des sensibilités, des lieux où l’on vit et des formes les plus appropriées pour le faire”.

Il a également expliqué que “l’Afrique n’accepte pas ces bénédictions en raison de sensibilités différentes, comme l’a précisé le cardinal [Fridolin] Ambongo”, Archevêque de Kinshasa et président du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar.

En outre, lors d’une interview à la télévision italienne le 15 janvier, le Pape François avait affirmé que lorsqu’on prend une décision de ce genre, “il y a un prix de solitude à payer et parfois les décisions ne sont pas acceptées”.

Il a également expliqué que “quand les décisions ne sont pas acceptées, c’est parce qu’elles ne sont pas connues” et a encouragé à “parler, poser des questions et engager une discussion fraternelle”. “Si on garde tout dans son cœur, cela conduit à une laide résistance”, a-t-il affirmé.

Le Pape a réitéré que “le Seigneur bénit tous ceux qui sont capables de se baptiser, c’est-à-dire toutes les personnes”.

“Mais ensuite”, a-t-il poursuivi, “les personnes doivent entrer en conversation avec la bénédiction du Seigneur et voir quel chemin le Seigneur leur propose. Mais il faut les accompagner et les aider à parcourir ce chemin, et non les condamner dès le départ. Et c’est là le travail pastoral de l’Église”.

De plus, il a insisté sur “l’urgence de donner plus d’espace et d’attention au domaine propre de la Section Doctrinale, où il ne manque pas de théologiens qualifiés et de personnel qualifié”.

C’est pourquoi, il a souligné que le Dicastère “est engagé dans la compréhension de la foi à l’ère changeante qui caractérise notre temps”...de nombreuses surprises nous attendent…

le Pape François a centré son attention sur l’importance des sacrements, affirmant que “la vie de l’Église se nourrit et grandit à travers eux”.C’est pourquoi il a rappelé que “les ministres ont besoin d’une attention particulière lors de leur administration et de la révélation aux fidèles des trésors de grâce qu’ils communiquent”.

Il a également précisé que “notre époque a particulièrement besoin de prophètes d’une vie nouvelle et de témoins de la charité”…..

Enfin, le Pape a souligné la valeur de la foi, tout en notant que lors du Jubilé de 2025 à venir, “nous renouvellerons la foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, espérance de l’histoire et du monde”. Il a également rappelé les paroles de Benoît XVI, regrettant que la foi “est souvent niée, ridiculisée, marginalisée et moquée”.

C’est pourquoi François a encouragé les membres du dicastère à s’engager dans “l’annonce et la communication de la foi dans le monde d’aujourd’hui, en particulier auprès des jeunes générations ; dans la conversion missionnaire des structures ecclésiales et des agents pastoraux ; dans les nouvelles cultures urbaines, avec leurs défis mais aussi leurs questions inédites ; enfin et surtout, dans la centralité du kérygme dans la vie et la mission de l’Église”…

Tout un programme à suivre de prés. Assurément pour le Pape François le changement c’est maintenant…suivre l’ère du temps…s’éloigner de la Parole et s’aligner sur le monde…cette vision est-elle fidèle à la Vérité révélée ?

Source aci

Print Friendly, PDF & Email


Je soutiens Tribune Chrétienne


Recevez chaque jour notre newsletter !


Print Friendly, PDF & Email