Les déclarations du cardinal Arthur Roche, publiées le 29 juillet dans The Tablet, relancent les interrogations sur les véritables intentions du nouveau pontife en matière liturgique. Le débat sur l’avenir de la messe célébrée selon le Missel de 1962 revient donc au premier plan. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire britannique The Tablet, publié le 29 juillet 2026, le cardinal Arthur Roche, préfet du Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, affirme que le pape Léon XIV « ne modifiera pas Traditionis Custodes » et « ne reviendra pas à Summorum Pontificum ». Ces propos interviennent alors que de nombreux fidèles espéraient un assouplissement des restrictions imposées en 2021 par le pape François à l’usage de la liturgie traditionnelle.
Les déclarations du cardinal britannique ont immédiatement suscité de nombreuses réactions. Faut-il y voir la confirmation que le nouveau pape entend maintenir intégralement la ligne de son prédécesseur ? Ou bien faut-il distinguer le maintien du texte de Traditionis Custodes de sa mise en œuvre concrète ? Depuis son élection, plusieurs observateurs ont en effet avancé l’hypothèse que Léon XIV pourrait choisir une voie plus apaisée. Sans nécessairement abroger le motu proprio de François ni rétablir Summorum Pontificum de Benoît XVI, le nouveau pontife pourrait laisser davantage de marge d’appréciation aux évêques ou accorder plus facilement des dérogations aux communautés concernées.
À ce stade, rien ne permet toutefois d’affirmer que telle sera la ligne retenue. Les propos rapportés sont ceux du cardinal Roche, et non une déclaration officielle du pape Léon XIV lui-même. Ils constituent néanmoins un signal important, venant du préfet du dicastère chargé de l’application de Traditionis Custodes. La question demeure donc entière : ces déclarations annoncent-elles la poursuite sans changement de la politique liturgique engagée en 2021, ou masquent-elles une volonté de conserver le cadre juridique actuel tout en en proposant une application plus pastorale et moins conflictuelle ? Les prochains mois permettront sans doute de mesurer plus précisément les intentions de Léon XIV sur l’un des dossiers les plus sensibles de son pontificat naissant.


