IL AVAIT SES SAINTS PRÉFÉRÉS …
» Saint Stanislas était pour lui une figure particulière. (…) Il possédait ses reliques dans sa chapelle…
– Il en avait beaucoup d’autres. Une dizaine. Entre autres : les reliques de saint Pierre et de saint Paul. Lorsqu’on a effectué des analyses du tombeau de saint Pierre, les reliques ont été transférées dans un écrin particulier à la chapelle privée du Saint-Père. S’y trouvaient donc les reliques de saint Stanislas, un cheveu de saint Maximilien Kolbe, des reliques de saint Frère Albert. Si je me souviens bien, il y avait également des reliques de sainte Faustine. Il les embrassait chaque fois qu’il passait à côté d’elles. Et quand il n’était plus capable de marcher et que nous le poussions en fauteuil roulant, nous nous arrêtions toujours auprès de la table avec les reliques pour qu’il puisse les vénérer. Pour qu’il puisse les embrasser. Il avait pour ces reliques un culte très personnel. (…)
Il avait ses saints préférés : Stanislas, Adalbert, Faustine, Jean de la Croix. Lui-même a béatifié plus de mille trois cents personnes et en a canonisé près de cinq cents.
– Vous souvenez-vous du moment où vous vous êtes dit pour la première fois : cet homme est un saint ?
– Je me souviens qu’il y a eu beaucoup de moments de cette sorte. Chaque fois que je le voyais se couper de son entourage, entrer dans une autre dimension, celle de la prière et de l’union absolue avec Dieu, je me disais que c’était la sainteté, ce lien particulier avec le Crist. Ensuite, je regardais les gens qui, sortant d’une rencontre avec le Saint-Père, en étaient comme transformés, remplis de force. Je savais qu’il devait y avoir une source sacrée en lui. Un grand don qui portait des fruits tant dans ses contacts avec les petits qu’avec les grands de ce monde. Il suffisait parfois d’un court instant, le passage du Saint-Père, un simple regard. Lors de ses voyages, j’observais les réactions des foules. Quelqu’un pleurait de joie et criait : « Il m’a regardé ! » Un autre se tenait immobile. Tout comme ces personnes, je sentais à travers le Saint-Père le passage de Dieu. Comme si son ombre passait dans la foule.
Avec l’accord de l’archevêque Mieczysław Mokrzycki »;
Source fjp2.com