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Netflix a-t-il profané la Toussaint avec une série mettant en scène des rituels sataniques ?

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Une école catholique, des adolescentes invoquant le diable : la promotion de la nouvelle série « The Body », annoncée sur Netflix le 11 novembre 2026, suscite la colère

La provocation semble devenue une recette commerciale. À quelques jours de la sortie de sa nouvelle série The Body, prévue le 11 novembre 2026, Netflix se retrouve au centre d’une polémique religieuse. En cause, une fiction qui associe l’univers d’un établissement catholique féminin à des pratiques occultes et une campagne promotionnelle accusée de détourner l’imagerie des saints. L’intrigue met en scène des lycéennes appartenant à une troupe de danse dans une école catholique. Une cérémonie d’initiation prend une tournure inquiétante lorsqu’elles participent à un rituel destiné à invoquer le diable. Le cadre religieux n’est pas anecdotique : il constitue l’un des ressorts essentiels de cette fiction mêlant horreur, adolescence et satire.

Netflix ne dissimule d’ailleurs pas cette orientation. Dans sa présentation officielle, la plateforme met en avant les références religieuses et les éléments occultes de la série. La créatrice, Quinn Shephard, revendique une exploration des tensions entre religion, adolescence et interdits, à travers les codes de l’horreur catholique. Mais c’est surtout la communication autour de cette production qui provoque aujourd’hui des protestations.

Selon les organisateurs d’une pétition diffusée sur LifePetitions, Netflix aurait publié à l’occasion de la Toussaint, le 1er novembre, un visuel représentant cinq personnages de la série sous les traits de saints catholiques. Une initiative dénoncée comme sacrilège par les auteurs de cette mobilisation. La publication originale n’ayant pas encore pu être authentifiée, cette accusation doit néanmoins être distinguée du contenu de la série, officiellement présenté par Netflix.

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Le choix de la Toussaint, s’il est confirmé, ne serait pas un détail. Pour les catholiques, le 1er novembre célèbre la gloire de tous les saints, connus et inconnus, qui participent à la vie éternelle auprès de Dieu. Cette solennité rappelle la vocation universelle à la sainteté et la victoire du Christ sur le péché et la mort. Détourner cette symbolique pour promouvoir une fiction fondée sur l’invocation du diable ne relèverait donc pas d’une simple fantaisie publicitaire. Ce serait toucher à ce que les catholiques considèrent comme sacré, en transformant les signes de leur foi en accessoires de divertissement.

Une pétition appelle désormais Netflix à annuler la diffusion de The Body. Ses promoteurs dénoncent une représentation offensante du catholicisme et invitent les fidèles à protester contre la plateforme. L’ampleur exacte de cette mobilisation reste cependant à établir.

Au-delà de cette controverse, une question demeure : pourquoi les symboles du christianisme sont-ils si régulièrement utilisés comme ressorts de provocation dans les productions audiovisuelles ? Le cinéma d’horreur entretient depuis longtemps un rapport particulier avec les crucifix, les églises, les religieuses et les rites catholiques. Mais la frontière entre l’utilisation d’un imaginaire religieux dans une œuvre de fiction et son détournement publicitaire mérite d’être clairement interrogée.

La liberté de création n’interdit évidemment pas de représenter le mal, le diable ou les conflits spirituels. La tradition chrétienne elle-même a produit des œuvres majeures consacrées à la tentation, au péché et au combat contre les puissances des ténèbres. Encore faut-il distinguer une interrogation sur le mal d’une exploitation provocatrice des signes de la foi. La polémique intervient dans un contexte où de nombreux catholiques cherchent précisément à redonner à la Toussaint sa signification spirituelle, face à la banalisation commerciale de l’occultisme et de l’imaginaire satanique.

Pour Netflix, il s’agit peut-être d’attirer l’attention sur une nouvelle production. Pour les croyants qui protestent, l’enjeu est autrement sérieux : refuser que les saints, la liturgie et les symboles de leur religion soient réduits à de simples instruments de marketing. Une chose est certaine : la provocation religieuse attire les regards. Reste à savoir si Netflix entend répondre aux protestations ou considère que le scandale fait désormais partie intégrante de sa stratégie promotionnelle.

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