Le 27 août 2024, le Saint-Siège a annoncé « avec satisfaction » que la Chine avait officiellement reconnu Monseigneur Melchior Shi Hongzhen, évêque de Tianjin, dans un communiqué qui marque un tournant dans les relations entre Pékin et le Vatican. Pour la première fois depuis la ratification de l’accord pastoral historique sur la nomination des évêques en Chine en 2018, Pékin reconnaît un évêque choisi directement par Rome.
Cet événement constitue une avancée significative dans le rapprochement entre la Chine et le Saint-Siège, illustrant une mise en œuvre accrue des modalités de l’accord de 2018. Ce rapprochement intervient trois mois après la dixième nomination conjointe d’un évêque chinois, selon les critères établis par cet accord. La reconnaissance de Monseigneur Shi est perçue comme un signe tangible de progrès dans le dialogue entre les deux parties, qui ont travaillé à améliorer les relations diplomatiques et religieuses.
L’accord de 2018 a été une étape importante dans les relations entre le Vatican et la Chine, visant à résoudre les différends sur la nomination des évêques et à renforcer l’unité au sein de l’Église en Chine. Jusqu’à présent, l’accord avait été critiqué pour ses implications controversées et son impact sur la liberté religieuse. Toutefois, la reconnaissance de Monseigneur Shi par les autorités chinoises marque un moment de réconciliation et de coopération accrue.
La reconnaissance officielle de Monseigneur Melchior Shi Hongzhen en tant qu’évêque de Tianjin a eu lieu aujourd’hui lors d’une cérémonie solennelle dans la ville de Tianjin. Parmi les personnalités présentes figuraient Mgr Li Shan, président de l’Association catholique patriotique chinoise et vice-président de la Conférence épiscopale catholique chinoise, ainsi que le père Wang Xueling, président des « Deux Conférences » catholiques de Tianjin, et le père Yang Yu, secrétaire général de la Conférence épiscopale catholique chinoise. Cette cérémonie marque une étape importante dans le processus de reconnaissance mutuelle entre Pékin et le Saint-Siège.
Le communiqué du Vatican souligne l’importance de cet événement, le qualifiant de « signe d’espoir et de progrès dans la construction de relations constructives et harmonieuses entre les deux parties ».
Monseigneur Shi Hongzhen a juré solennellement de « respecter la constitution nationale, de sauvegarder l’unité de la patrie et l’harmonie sociale, d’aimer le pays et la religion, et de toujours adhérer à la direction de la sinisation du catholicisme en Chine.
Le prélat a également promis d’observer les commandements de Dieu, de remplir les devoirs pastoraux d’un évêque, de prêcher fidèlement l’Évangile et de travailler avec les prêtres et les fidèles du diocèse de Tianjin pour contribuer à la construction globale d’un pays socialiste moderne et à la promotion globale du grand rajeunissement du peuple chinois. » ( source communiqué)
Le Saint-Siège exprime son espoir que cette reconnaissance ouvrira la voie à une coopération encore plus étroite dans les affaires ecclésiastiques en Chine.
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Monseigneur Shi Hongzhen, qui avait été nommé évêque de Tianjin par le Vatican, a exprimé sa gratitude pour cette reconnaissance et a souligné son engagement à servir les fidèles avec dévouement et intégrité. Le prélat, né le 7 octobre 1929 et âgé de 95 ans, a été ordonné prêtre le 4 juillet 1954. Il a été consacré évêque coadjuteur de Tianjin le 15 juin 1982 et a succédé à Mgr Stephen Li Side comme évêque de Tianjin le 8 juin 2019.
Ce développement intervient dans un contexte plus large de dialogue et de négociations continues entre les deux parties, visant à résoudre les questions encore en suspens et à promouvoir la paix et la coopération. Le Vatican et la Chine continuent de travailler ensemble pour surmonter les obstacles historiques et construire un avenir de respect et de collaboration dans le domaine religieux.