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Rachida Dati dévoile un top 100 des églises en péril prioritaires

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Depuis le lancement de la collecte présidentielle il y a sept mois, seulement 2,3 millions d’euros ont été rassemblés sur les 200 millions d’euros visés pour le patrimoine religieux, note la Fondation du patrimoine.

Bien que cela puisse sembler encourageant avec la participation de 12 000 donateurs, certains considèrent cette somme comme insuffisante, compte tenu du nombre important de sites en péril. Contrairement à l’élan international observé lors de la reconstruction de Notre-Dame de Paris, les petites églises de village peinent à attirer l’attention et la générosité du public et des mécènes.

Rachida Dati a admis dans une interview accordée au Figaro en mars dernier : “Il faut revoir les modalités de cette souscription nationale très ambitieuse, qui était sans doute trop large et trop anonyme.”

Pour mieux cibler les dons et l’énergie, une première liste de 100 édifices religieux en péril a été dévoilée ce vendredi depuis l’église Saint-André à Jussy-Champagne (Cher).

“Plutôt que de donner pour une cause, aussi valable soit-elle, les Français vont désormais être incités à voler au secours d’édifices précis”, explique Alexandre Giuglaris, délégué général de la Fondation du patrimoine.

Cette liste a été soigneusement élaborée après avoir passé au crible des milliers d’églises, de synagogues ou de temples, appartenant à des communes de moins de 10 000 habitants (20 000 en outre-mer), qu’ils soient affectés au culte ou non, protégés ou non. Les édifices retenus nécessitent des travaux lourds ou simplement de l’entretien.

La liste des édifices en péril reflète la France rurale, avec des problèmes variés tels que des infiltrations, des fissures et des menaces d’effondrement. Certains édifices non catholiques ont également été inclus, mais en nombre limité en raison de la séparation entre les religions et l’État.

En tout, les travaux nécessaires pour ces 100 édifices sont estimés à 15 millions d’euros, selon l’Observatoire du patrimoine religieux.

Le président a souligné lors du lancement de la souscription en septembre dernier que les investissements nécessaires étaient “insoutenables” pour les collectivités, ce qui suscite “un sentiment d’indignation chez beaucoup de nos élus et de nos habitants”.

Afin de revitaliser le patrimoine religieux, l’État a lancé une campagne de protection avec de nouveaux classements ou inscriptions aux Monuments historiques, ainsi que des mesures pour lever les freins à l’utilisation des aides de l’État par les propriétaires.

La souscription nationale s’étalera sur quatre ans et les dons peuvent être effectués en ligne sur le site internet de la Fondation du patrimoine, bénéficiant d’une déductibilité fiscale de 75 % pour les donateurs particuliers, dans la limite de 1000 euros, similaire au dispositif pour la restauration de Notre-Dame de Paris.

Parmi les 100 édifices lauréats, près de la moitié sont situés dans des communes de moins de 1 000 habitants, 60% ne sont pas protégés au titre des monuments historiques, et plus de la moitié sont fermés au public ou en péril. Le besoin de financement pour sauver ces édifices est de 15 millions d’euros, avec 2.3 millions d’euros collectés jusqu’à présent.

La collecte se poursuit pour combler le manque de 12.7 millions d’euros. À l’échelle nationale, environ 5 000 édifices religieux nécessitent des interventions urgentes pour assurer leur pérennité. La collecte nationale bénéficie d’une déduction fiscale renforcée pour les particuliers, similaire à celle mise en place pour la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Mme Rachida Dati souligne l’importance de cette générosité pour préserver le patrimoine religieux français, qui constitue un élément essentiel du paysage culturel de toutes les communes.

( source Ministère de la Culture)

Voici la liste des 100 églises – document officiel du Ministère de la culture

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