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Réforme de la Papauté : le Synode sera un test crucial

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Le document d’étude sur l’exercice “œcuménique” du primat pétrinien, récemment présenté par le Dicastère pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, ne révèle pas de nouvelles orientations, mais suscite des discussions quant à l’avenir de l’Église catholique.

Selon le cardinal Grech, le processus synodal représente une “grande opportunité” pour amorcer des changements significatifs qui pourraient redéfinir l’essence même de la papauté.

Le cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère, a indiqué que ce document d’étude cherche à synthétiser les propositions d’experts et d’autorités des différentes dénominations chrétiennes, dans le contexte du dialogue initié par Jean-Paul II pour adapter l’exercice du primat aux réalités contemporaines tout en préservant son essence (“UUS, 95”).

Ce travail, entamé en 2020 pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de l’encyclique “Ut unum sint”, vise à surmonter les divergences quant aux modalités de cet exercice.

Lors de la présentation, des points de vue divers ont été exprimés concernant le rôle du Pape au sein de l’Église universelle. Le cardinal Koch a évoqué avec une pointe d’humour les défis posés par certaines décisions récentes, tandis que l’archevêque Barsamian a souligné les obstacles persistants à un rapprochement entre catholiques et orthodoxes. De son côté, Ian Ernest a plaidé en faveur d’une réforme de la “Pastor Æternus” du Concile Vatican I, orientée vers une “ecclésiologie de communion”.

Le cardinal Grech a présenté le Synode comme un cadre approprié pour une révision de l’exercice du ministère pétrinien. Pour lui, ce processus pourrait échoir à une réinterprétation du Concile Vatican II, comme ce dernier avait revisité les enseignements du Vatican I dans “Lumen Gentium”.

Le cardinal Grech propose une lecture synodale de l’“ecclésiologie conciliaire”, reliant primauté et collégialité à la synodalité. Cette vision, bien que discutée, soulève des questions sur l’avenir du rôle du Pape dans l’Église catholique.

Les débats ont également porté sur la compréhension de la Chiesa universale ( Eglise Universelle) comme “le corps des Églises”, une notion débattue qui pourrait influencer les futures réformes synodales.

Source Nbussola

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