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« Renie le Christ ou meurs » : une chrétienne enlevée et battue pour sa foi en Tanzanie

Ester Felisian Wakala - Depositphotos
Ester Felisian Wakala - Depositphotos
À Zanzibar, une chrétienne a été violemment agressée puis enlevée par des extrémistes musulmans hostiles à la foi chrétienne. Menacée de mort et sommée de renier le Christ, elle a refusé de céder malgré les violences subies

La persécution des chrétiens demeure une réalité dans de nombreuses régions du monde. Le témoignage d’Ester Felisian Wakala, survenu à la fin du mois de mai 2026 à Zanzibar, en apporte une nouvelle illustration. Le 25 mai, cette chrétienne tanzanienne participait à une messe lorsqu’elle a été attaquée par plusieurs hommes en raison de sa foi et de son engagement dans l’évangélisation. Passée à tabac avec une grande violence, elle a été laissée grièvement blessée. Quatre jours plus tard, dans la nuit du 29 mai, son calvaire s’est poursuivi. Des hommes se sont introduits à son domicile avant de l’enlever. Conduite dans un lieu isolé, elle a de nouveau été battue et soumise à de fortes pressions pour qu’elle abandonne sa foi chrétienne. Selon les organisations de défense des chrétiens persécutés qui ont recueilli son témoignage, ses ravisseurs lui ont clairement ordonné de renier le Christ et de cesser toute activité d’évangélisation. Face à cet ultimatum, Ester Wakala a opposé un refus catégorique. « Je ne peux pas renier le Seigneur », a-t-elle répondu.

Cette phrase est devenue le symbole de son témoignage. Malgré les coups, les menaces et les violences, la jeune femme a refusé d’abandonner sa foi. L’affaire a suscité une vive émotion au sein de plusieurs organisations chrétiennes internationales. Pour elles, le cas d’Ester Wakala illustre le sort de nombreux croyants confrontés à des persécutions en raison de leur attachement au Christ. Si la Tanzanie continentale est généralement considérée comme un pays où les communautés chrétiennes et musulmanes coexistent pacifiquement, la situation est parfois plus tendue dans l’archipel de Zanzibar, dont la population est musulmane à plus de 95 %. Les organisations de défense de la liberté religieuse y signalent régulièrement des pressions exercées contre les convertis au christianisme et contre les personnes engagées dans l’annonce de l’Évangile.

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Dans certains cas, ces pressions prennent la forme d’exclusions sociales ou familiales. Dans d’autres, elles dégénèrent en violences physiques. Les chrétiens engagés dans l’évangélisation figurent parmi les plus exposés à ces actes d’intimidation. Le cas d’Ester Wakala rappelle que derrière les statistiques sur les persécutions religieuses se trouvent des hommes et des femmes qui risquent leur sécurité pour rester fidèles à leur foi. Alors que la liberté religieuse est souvent considérée comme acquise dans les sociétés occidentales, elle demeure fragile dans de nombreuses régions du monde.

Aujourd’hui encore marquée par les événements qu’elle a traversés, Ester Wakala continue de témoigner de sa foi chrétienne. Son courage rejoint celui de nombreux croyants qui, malgré les menaces, refusent de renier le Christ. Son histoire rappelle enfin une réalité souvent passée sous silence : au XXIe siècle, des chrétiens continuent d’être battus, enlevés et persécutés simplement parce qu’ils professent leur foi. Face à cette épreuve, Ester Wakala a choisi la fidélité. Une fidélité qui lui a coûté cher, mais qu’aucune menace n’est parvenue à briser.

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