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Saint Mappalique

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Soumis à l’interrogatoire puis à la torture, il demeura fidèle à sa confession du Christ. Cyprien de Carthage souligne chez lui « la modestie et la sagesse »,

Martyr à Carthage († 250)

En ce 19 avril, le martyrologe romain fait mémoire de saint Mappalique, martyr à Carthage lors de la persécution de l’empereur Dèce, au milieu du IIIᵉ siècle. Son témoignage, rapporté notamment par Cyprien de Carthage, s’inscrit dans le contexte éprouvant des premières grandes persécutions systématiques contre les chrétiens d’Afrique du Nord.Selon les sources anciennes, Mappalique se distingue par une attitude à la fois ferme dans la foi et marquée par une profonde charité familiale. Touché par la faiblesse de ses proches, il demanda que sa mère et sa sœur, qui avaient failli sous la pression, soient laissées en paix. Pour lui-même, en revanche, il accepta l’épreuve jusqu’au bout.

Soumis à l’interrogatoire puis à la torture, il demeura fidèle à sa confession du Christ. Cyprien de Carthage souligne chez lui « la modestie et la sagesse », ainsi que son attachement rigoureux aux exigences de l’Évangile et à la discipline ecclésiastique. Refusant toute indulgence facile envers ceux qui avaient renié la foi, il s’en remit néanmoins à la miséricorde pour ses proches, demandant seulement qu’ils soient épargnés.

La tradition rapporte qu’à la veille de sa mort, au cœur même des tourments, il annonça au proconsul qu’un nouveau combat les attendait le lendemain, combat offert « en l’honneur d’un Dieu qui payerait d’une félicité éternelle le sang versé pour lui ». Cette parole s’accomplit : fidèle jusqu’au bout, il endura les supplices et reçut la couronne du martyre.Autour de lui, de nombreux chrétiens partagèrent le même destin. Parmi eux sont mentionnés Bassus, mort dans une carrière, Fortunion, décédé en prison, Paul, emporté après les interrogatoires, ainsi que Fortunée, Victorin, Victor, Hérémée, Donat, Firmus, Vénustus, Fructus, Julie, Martial et Ariston. Plusieurs périrent de faim dans les geôles, témoignant d’une fidélité silencieuse mais totale.

Bien que l’histoire n’ait conservé que leurs noms pour certains, l’Église, à la suite de Cyprien de Carthage, a tenu à transmettre leur mémoire. Leur témoignage rappelle la radicalité de la foi vécue dans les premiers siècles, au prix de la souffrance et du don total de soi.

Avec nominis

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