Les nouveaux consultants du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, nommés récemment, sont majoritairement issus de la théologie progressiste. Leur arrivée suscite des attentes quant à un changement significatif de la doctrine de l’Église sur des sujets tels que la contraception, l’homosexualité, le mariage et la théologie du corps, ce qui pourrait entraîner une révision substantielle de la morale catholique en général. .
La sélection des nouveaux consultants a été perçue comme une orientation vers la théologie progressiste. Ces théologiens ont historiquement contesté l’encyclique Veritatis Splendor de Jean-Paul II et ont soutenu les innovations apportées par Amoris Laetitia . Ils avancent que Humanae Vitae est réformable et envisagent l’amour comme un processus inclusif, où chacun peut avancer à son rythme. Cette vision est en phase avec les objectifs synodaux de la nouvelle Église, mettant l’accent sur la conscience et le discernement, tout en remettant en question le concept de loi naturelle.
Des figures notables du progrès théologique, telles qu’Aristide Fumagalli, ont été désignées. Maurizio Chiodi, qui a déclaré en 2022 que l’enseignement de Humanae Vitae pouvait être modifié, est également nommé. Son lien avec l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, où il a déménagé de Milan à Rome, renforce l’impression que cette nomination s’inscrit dans une volonté de revoir l’enseignement de Jean-Paul II. Paul II sur ces questions.
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Les réactions à ces nominations ne sont pas surprenantes pour ceux qui ont suivi ces événements. La liste comprend d’autres théologiens, comme Pier Davide Guenzi, président d’une association de catégorie, et Antonio Staglianò, président de l’Académie pontificale de théologie. Ces choix témoignent d’une volonté manifeste de faire évoluer la doctrine de l’Église sur des sujets sensibles.
Traditionnellement, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi est perçu comme un défenseur de la doctrine, chargé de signaler les déviations et de protéger les fidèles des altérations de la vérité. Pendant le pontificat de Jean-Paul II, sous la direction du cardinal Ratzinger, les condamnations directes ont été moins fréquentes que par le passé, mais de nombreux documents clarificatifs ont été publiés sur des questions délicates. Les fidèles s’attendaient à ce que cette tradition de clarification se poursuive. Toutefois, ce n’est plus le cas, et le Dicastère a évolué vers un rôle favorisant la recherche théologique.
Le pape François a souligné dans une lettre au cardinal Victor Manuel Fernández, lors de sa nomination, qu’il était nécessaire d’éviter les « méthodes immorales » de condamnation du passé, en promouvant plutôt la recherche théologique. Le Dicastère semble désormais privilégier l’ouverture à la controverse plutôt que la certitude, avec des documents qui invitent à remettre en question les positions établies.
Il est important de noter que les consultants jouent un rôle crucial, souvent plus influent que les membres eux-mêmes, en raison de leur expertise et de leur capacité à orienter les discussions. Cela soulève des questions quant à l’avenir des débats théologiques au sein de l’Église catholique.
Avec Nbussola