Une tendance illustrée par Dries van Agt, ancien premier ministre néerlandais et sa compagne, le 9 février 2024.Dries van Agt et son épouse Eugenie ont rendu leur dernier souffle main dans la main. Leur santé était fragile, leur état précaire. Ils ne voulaient “absolument pas” se séparer l’un de l’autre. C’est pourquoi ils ont choisi de partir ensemble. Les statistiques révèlent une augmentation du nombre de couples optant pour l’euthanasie en tandem.

Ils ont partagé plus de soixante-dix ans de vie commune. Dries et Eugenie van Agt-Krekelberg. Pendant toutes ces années, il l’a toujours appelée “mon amour”. Ils formaient un véritable “tout”, raconte Gerard Jonkman de The Rights Forum, l’organisation fondée par Van Agt, qui a annoncé le décès aujourd’hui.

En 2019, dix-sept couples ont bénéficié de l’euthanasie en tandem. Ce chiffre est passé à vingt-neuf couples en 2022.

Un couple souhaitant mettre fin à ses jours doit d’abord déposer une demande d’euthanasie individuelle. Les processus sont initiés séparément et évalués par différents médecins. L’euthanasie n’est approuvée que si plusieurs critères de diligence sont respectés, notamment la souffrance inacceptable et sans espoir, ainsi que la volonté librement exprimée après une réflexion approfondie.

Il y a plusieurs années, Van Agt avait confié à Jonkman qu’il envisagerait de quitter ce monde avec son épouse quand le moment viendrait.

La crainte des dérives …

En Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse ou au Canada, de sérieuses dérives liées à la pratique de l’euthanasie peuvent être mises en lumière : persistance de nombreuses euthanasies clandestines, interprétation de plus en plus large des critères à respecter, notamment sur la notion de « souffrance physique ou psychique constante, insupportable et inapaisable », euthanasie de personnes présentant des troubles psychiatriques, etc…

Les euthanasies en couple, comptabilisées seulement depuis 2020 aux Pays-Bas sont en hausse exponentielle, n’illustrent-elles pas également ces dérives ?

Rappelons que conformément au dogme de l’Eglise, l’euthanasie est décrite comme un « crime contre la vie humaine », le suicide assisté de « grave péché » et ceux qui ont décidé d’y recourir ne peuvent recevoir les sacrements.

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