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[Vidéo] « La corrida est un péché « : des militantes de PETA ont tenté d’interpeler le pape Léon XIV

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Fondée sous le nom de People for the Ethical Treatment of Animals (« Pour un traitement éthique des animaux »), l'organisation PETA a une nouvelle fois choisi la provocation


Le mercredi 3 juin 2026, deux militants de l’association animaliste PETA ont tenté de perturber l’audience générale du pape Léon XIV sur la place Saint-Pierre. Une nouvelle opération médiatique qui illustre la vision de plus en plus idéologique de certains mouvements animalistes, en profond décalage avec l’anthropologie chrétienne. Les activistes portaient des tee-shirts noirs sur lesquels était inscrit le slogan : « Bullfighting Is a Sin » (« La corrida est un péché »). Ils brandissaient également des pancartes adressées directement au Saint-Père :

« Pope Leo: Help End Bullfighting » (« Pape Léon, aidez à mettre fin à la corrida »).

L’intervention a été de courte durée. Les services de sécurité du Vatican, assistés par des membres de la Garde suisse pontificale, sont rapidement intervenus pour maîtriser les manifestants et les évacuer de la place Saint-Pierre. L’audience a ensuite repris normalement devant les milliers de pèlerins présents. Cette action n’est pas isolée. Depuis plusieurs années, PETA cherche à obtenir du Saint-Siège une condamnation explicite de la corrida et multiplie les opérations médiatiques à cette fin. En août 2024 déjà, des militants avaient interrompu une audience du pape François avec des slogans similaires.

Si la question de la corrida fait légitimement l’objet de débats, cette nouvelle intrusion soulève surtout une interrogation plus profonde sur la conception de l’homme et de l’animal défendue par certains mouvements animalistes contemporains. L’Église catholique enseigne sans ambiguïté que les animaux sont des créatures de Dieu et qu’ils doivent être traités avec respect. Le Catéchisme de l’Église catholique condamne les souffrances infligées inutilement aux animaux et rappelle que l’homme a le devoir d’exercer une responsabilité juste sur l’ensemble de la création. Cependant, la doctrine catholique refuse également toute confusion entre la personne humaine et l’animal.

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L’homme est créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 27). Il possède une âme spirituelle et immortelle et occupe une place unique dans l’ordre de la création. Les animaux participent eux aussi à la bonté de l’œuvre divine, mais ils ne possèdent pas la même dignité que la personne humaine. Le Catéchisme rappelle ainsi que les animaux sont confiés à la responsabilité de l’homme et que leur utilisation pour l’alimentation, le travail ou d’autres besoins légitimes n’est pas contraire à la volonté de Dieu. Or, de nombreux observateurs constatent depuis plusieurs années que certains courants animalistes tendent à effacer progressivement cette distinction fondamentale. L’animal n’est plus seulement protégé, il est parfois présenté comme l’égal de l’homme, voire comme une victime dont la souffrance devrait être placée au même niveau que celle de la personne humaine.

Cette évolution constitue une rupture profonde avec l’anthropologie chrétienne. À force de vouloir défendre l’animal, certains militants finissent par relativiser ce qui fait la singularité de l’être humain.

Le choix même d’interrompre une audience pontificale n’est pas anodin. Alors que des milliers de fidèles étaient venus écouter le successeur de saint Pierre et participer à un moment de prière, les militants ont privilégié le coup d’éclat médiatique. Cette logique de confrontation est devenue caractéristique de nombreuses organisations militantes contemporaines, pour lesquelles la visibilité semble parfois primer sur le dialogue. De son coté, le pape Léon XIV n’a pas réagi publiquement à cette provocation. L’incident n’aura duré que quelques secondes. Mais il rappelle combien la vision chrétienne de la création demeure aujourd’hui à contre-courant de certaines idéologies modernes.

Pour l’Église, aimer la création ne signifie pas abolir l’ordre voulu par Dieu. Le chrétien est appelé à respecter les animaux, à éviter toute cruauté et à exercer une véritable responsabilité sur le monde créé. Mais il demeure également appelé à reconnaître la dignité unique de la personne humaine, seule créature terrestre voulue pour elle-même et appelée à partager la vie éternelle avec Dieu. C’est précisément cet équilibre que les slogans brandis sur la place Saint-Pierre semblent aujourd’hui oublier.

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