Dans les collines qui dominent Nice, à Castagniers, les religieuses de l’abbaye Notre-Dame de la Paix ont trouvé une manière originale de financer la restauration de leur clocher : vendre du chocolat. Depuis 1950, ces moniales cisterciennes fabriquent artisanalement des pralinés, des rochers, des tablettes et des orangettes qui ont fait leur réputation dans les Alpes-Maritimes. Leur objectif est précis : écouler au moins 300 kilos de chocolat avant le dimanche 18 octobre 2026 pour contribuer au financement des travaux.

Dans une vidéo de présentation, les religieuses expliquent elles-mêmes leur démarche : « Pour restaurer notre clocher, notre objectif est de vendre 300 kg de chocolat. » Une initiative qu’elles présentent avec naturel, entre la découverte de leurs spécialités et quelques sourires échangés devant la caméra. Car le clocher nécessite une importante restauration. Les planchers doivent être remplacés, l’échelle d’accès renouvelée, les ouvertures protégées contre les infiltrations d’eau et les pigeons. Une cloche doit également être refondue.
« Le clocher, c’est indispensable pour nous appeler à la prière », explique l’une des moniales. L’état des installations a même donné lieu à une scène peu ordinaire : lorsque la corde d’une cloche est tombée, les religieuses ont dû solliciter des pompiers de leur connaissance, qui sont montés en rappel pour intervenir.
L’histoire de Notre-Dame de la Paix remonte à 1864. Cette année-là, en Provence, plusieurs jeunes femmes désireuses d’embrasser la vie cistercienne fondent une communauté avec l’appui des moines de la célèbre abbaye de Sénanque, dans le Vaucluse. Selon la tradition conservée par l’abbaye, les fondatrices avaient également sollicité les conseils du saint curé d’Ars, qui les aurait encouragées en ces termes : « Faites, faites, la fondation est voulue par Dieu. Elle aura beaucoup à souffrir, mais elle tiendra ; Dieu y sera bien servi. »
Dans leur vidéo, les religieuses évoquent ce cadre provençal : « Cet espace, cette ambiance de cyprès et d’oliviers donne cette touche de sérénité et de paix qui a fait baptiser ce lieu Notre-Dame de la Paix. »
Aujourd’hui, onze religieuses, âgées de 46 à 99 ans selon leur présentation, y poursuivent leur vocation selon la règle de saint Benoît. Elles appartiennent à l’ordre cistercien de la commune observance, auquel appartient également l’abbaye masculine de Lérins, située sur l’île Saint-Honorat, au large de Cannes. Leur journée commence dès cinq heures du matin avec les vigiles. Sept offices rythment ensuite la vie communautaire, auxquels s’ajoutent le travail manuel et la lecture spirituelle.
Depuis 1950, le chocolat fait vivre l’abbaye
Pour subvenir à leurs besoins et financer l’entretien de leurs bâtiments, les religieuses ouvrent en 1950 un atelier de chocolaterie. Plus de trois quarts de siècle après sa création, cette activité demeure leur principale source de revenus. Leur spécialité est le praliné maison, élaboré à partir d’amandes et de noisettes du Piémont. Il entre notamment dans la composition de leurs rochers, chocolats fins et pâtes à tartiner. Les sœurs réalisent également des moulages pour Noël et Pâques, des tablettes et des orangettes.
L’abbaye conserve par ailleurs une activité oléicole héritée de son passé agricole. Une cinquantaine d’oliviers permettent notamment de produire de l’huile et une pâte d’olive composée exclusivement d’olives. Pour cette opération, les moniales ont préparé avec Divine Box une sélection de douze produits chocolatés, auxquels s’ajoute une spécialité issue de leur oliveraie.
Dans la vidéo, l’une d’elles présente avec humour leur pâte d’olive : « Ça, c’est salé, la pâte d’olive, mais ça se mange à toutes les sauces. » Une autre ne résiste pas au plaisir de goûter leurs orangettes : « Hum, les orangettes, qu’est-ce que c’est bon ! » Une séquence spontanée qui donne à cette campagne de soutien un caractère particulièrement sympathique.
300 kilos de chocolat avant dimanche : un appel à la générosité
La campagne organisée avec Divine Box permet désormais aux amateurs de chocolat de participer directement à la sauvegarde du clocher. L’enjeu dépasse la seule réparation d’un bâtiment. Dans la tradition catholique, la cloche accompagne la vie de prière, annonce les offices et rappelle, au-delà des murs du monastère, la présence d’une communauté consacrée à Dieu. À Castagniers, les onze cisterciennes souhaitent simplement pouvoir continuer à faire sonner la leur, comme l’ont fait les générations de religieuses qui les ont précédées.
Les commandes sont ouvertes jusqu’au dimanche 18 octobre sur la page dédiée à l’opération de soutien à l’abbaye de Castagniers.
Et les religieuses concluent leur vidéo par quelques mots qui résument l’esprit de leur démarche : « Merci beaucoup. On compte sur vous et nous prions pour vous. »


