Philippe Boxho est médecin légiste, professeur de médecine légale à l’Université de Liège et spécialisé en médecine d’expertise. Il dirige l’institut médico-légal de l’Université de Liège depuis 2001.Non croyant, il est également docteur en philosophie (Ph.D.) de l’Université de Liège.

Interrogé sur ce qui l’a poussé à réaliser cette autopsie particulière, celle de Jésus-Christ, le médecin évoque d’abord le Linceul de Turin :

“Cela ressemble à une scène de crime passionnante”, déclare-t-il. “La complexité de cette affaire m’a toujours incité à poursuivre mes recherches.”

L’observation approfondie du linceul de Turin permet de révéler de nombreux indices :

  • le linceul reconstitue l’image couchée devant et derrière d’un homme qui est mort de la même manière que le Christ si ce n’est pas le Christ lui-même
  • le corps ne s’est pas putréfié dans le linceul
  • le supplicié a été placé dans le linceul mais il n’y est pas resté car l’image de ce corps est un corps intact
    cet homme a reçu de nombreux coups
  • la mention par l’Apôtre Jean de l’eau puis du sang sortis du flanc est la seule chose scientifique dans les Evangiles – pour lui, c’est vrai
  • l’emplacement des clous figure dans les poignées et non dans la paume des mains
  • le supplicié n’aurait pas pu être maintenu sur la croix
  • le fléchissement des genoux est particulier – normalement, un cadavre a les jambes détendues – on n’a pas pu les détendre – le supplicié meurt en étant encore rigide
  • il meurt en état de l’acidose lactique comme cela se produit avec les crampes par suite de sport intensif (anaérobie) car il n’y a pas assez d’oxygène pour l’effort que l’on fournit
  • il n’a pas assez d’oxygène
  • tout le corps du supplicié devient une seule et même crampe – cette souffrance est autrement plus douloureuse que les clous plantés dans les poignets et les pieds : “c’est de la gnognote”
  • la tête du supplicié n’est pas penchée sur un côté – la tête ne peut tomber que face dans l’axe du corps car tous les muscles sont contractés
  • elle nous permet de découvrir des trucs auxquels on ne pensait pas – par exemple, le supplicié a été descendu moins de 12 heures après sa mort sur la croix sinon les jambes auraient pu être détendues – le supplicié a été installé dans le linceul en état de rigidité

L’image du suaire peut être expliquée – par exemple, les fibres de lin sont oxydées

Des scientifiques ont essayé de refaire l’image figurant sur le linceul de Turin. Il y sont arrivés. Mais cette image n’est jamais aussi belle que celle du linceul.

Une vraie provocation pour l’intelligence

Pour Philippe Boxho, affirmer que le supplicié du Suaire de Turin est le Christ est un acte de foi. Il se refuse à le faire, d’autant plus qu’il rappelle qu’il n’est pas croyant.

Aujourd’hui, on arrive aujourd’hui à expliquer la manière dont cela s’est fait. En revanche, on n’arrive pas à expliquer la précision du résultat.

Il conclut sa réflexion en citant le Pape Jean-Paul II

“C’est une vraie provocation pour l’intelligence”.

Famille Chrétienne propose l’interview du médecin

Source linceulturin.net

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