Ce Samedi 28 mars 2026, à Monaco, la sainte messe que doit célébrer le pape Léon XIV s’annonce comme le moment central de sa visite. Elle doit se dérouler en présence du Prince et de la Princesse de Monaco, ainsi que de la famille princière, soulignant la dimension à la fois spirituelle et institutionnelle de l’événement.
Autour du Saint-Père, la liste des prélats présents témoigne déjà du caractère exceptionnel de la célébration. Parmi les concélébrants figurent l’archevêque de Monaco, Mgr Dominique-Marie David, ainsi que plusieurs cardinaux de premier plan : le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Dominique Mamberti, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, et le cardinal François Bustillo, évêque d’Ajaccio.
S’y ajoutent plusieurs responsables majeurs de la Curie romaine, dont Mgr Edgar Peña Parra, substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État, Mgr Paul Richard Gallagher, en charge des relations avec les États, et Mgr Filippo Iannone, préfet du dicastère pour les évêques.
Le nonce apostolique à Monaco, Mgr Martin Krebs, est également présent, aux côtés d’évêques de la région, notamment Mgr Antonio Suetta, évêque de Vintimille–San Remo, Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Nice, et Mgr François Touvet, évêque de Fréjus-Toulon. Le clergé monégasque et de nombreux prêtres invités complètent cette assemblée.La célébration doit s’ouvrir par une procession solennelle du Saint-Père, accompagnée du chant « Peuple de Dieu, cité de l’Emmanuel », interprété depuis le fond du stade. L’entrée liturgique, marquée par l’encensement de l’autel et la vénération initiale.
Les rites initiaux seront chantés en latin, selon l’usage des grandes célébrations pontificales. Le pape doit introduire la messe en rappelant le sens du mystère eucharistique, appelant à la conversion des cœurs dans ce temps de Carême. Le Kyrie grégorien doit renforcer cette atmosphère pénitentielle et recueillie.
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La liturgie de la Parole doit s’articuler autour d’un appel à l’unité et à la fidélité à Dieu. La lecture du prophète Ézékiel annoncera le rassemblement d’un peuple dispersé en une seule nation, sous un seul pasteur. Le psaume responsorial évoquera le Seigneur comme un berger qui garde son troupeau, tandis que l’acclamation de l’Évangile insistera sur la nécessité d’un cœur nouveau. L’Évangile selon saint Jean, relatant les décisions prises contre Jésus après la résurrection de Lazare, introduira déjà au mystère de la Passion.
Après l’homélie du pape Léon XIV, la prière universelle doit élargir la supplication à toute l’Église et au monde. Les intentions porteront notamment sur la paix, le ministère du pape et les responsables publics, dans une perspective profondément ecclésiale et universelle.
La liturgie eucharistique doit se distinguer par une grande richesse symbolique. Les offrandes seront apportées par différents groupes représentant la diversité du peuple de Dieu : une famille, des religieuses, des servants d’autel et des fidèles des paroisses. Le moment de l’offertoire doit être accompagné par un extrait de la Passion selon saint Matthieu de Bach, « Erbarme dich », soulignant la méditation sur la Passion du Christ propre au Carême. La communion, doit être accompagnée par des œuvres majeures du répertoire sacré, notamment le « Laudate Dominum » de Mozart et l’« Anima Christi », interprétés par les chœurs et l’orchestre.La célébration doit s’achever par la bénédiction solennelle du Saint-Père et le chant du « Salve Regina », avant la procession de sortie. Par son ampleur, la présence de nombreux prélats et la qualité annoncée de la liturgie, cette messe s’annonce pleinement à la hauteur de l’événement, manifestant l’unité de l’Église autour du successeur de Pierre, dans un moment de prière profondément enraciné dans le mystère pascal.


