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[Vidéo] « Merci à Dieu, merci Seigneur pour ta grâce »: Emmanuel Meafou, la foi au cœur du combat sportif

Emmanuel Meafou - capture écran
Emmanuel Meafou - capture écran
L'effort humain, soutenu par la grâce. « Rien n’est possible sans Lui » n’efface pas les 80 minutes de combat, mais leur donne un sens

Dimanche 22 février 2026, au terme de la victoire bonifiée du XV de France face à l’Italie lors de la troisième journée du Tournoi des Six Nations, Emmanuel Meafou n’a pas seulement marqué les esprits par sa puissance. Il a aussi témoigné publiquement de sa foi.Titulaire en deuxième ligne, le joueur du Stade toulousain a disputé l’intégralité de la rencontre, un fait rare pour ce colosse de plus de 140 kilos. À l’issue du match, élu homme de la rencontre, il a d’abord rendu grâce :

« C’est bien, c’est une bonne performance individuelle. Merci à Dieu, merci Seigneur pour ta grâce. Rien n’est possible sans lui. Ce n’est pas que moi sur le terrain. On est 15, on a fait un bon match et on est content. »

Dans un paysage médiatique souvent prompt à reléguer la foi dans la sphère strictement privée, ces paroles ont résonné avec simplicité. Pour Emmanuel Meafou, fervent chrétien, il ne s’agissait pas d’une formule convenue, mais d’une conviction profonde. La reconnaissance envers Dieu précède toute analyse technique.

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De l’Australie à la France, un itinéraire providentiel

Né le 12 juillet 1998 à Ōtāhuhu, en Nouvelle-Zélande, de parents samoans, Emmanuel Meafou a grandi en Australie avant de rejoindre la France en 2018. Longtemps sans contrat professionnel stable, il a connu les doutes, travaillé en dehors du rugby pour vivre, puis sa carrière a pris un tournant décisif à Toulouse.Naturalisé français en novembre 2023, il porte le maillot tricolore depuis mars 2024. Avec le France national rugby union team, il compte désormais 14 sélections et a remporté le Tournoi des Six Nations 2025.

Son parcours, fait de patience et de persévérance, éclaire ses paroles. Lorsqu’il affirme que « rien n’est possible sans Lui », il parle d’expérience. Blessures, protocole commotion à Cardiff une semaine plus tôt, concurrence accrue en deuxième ligne, tout aurait pu freiner son ascension. Dimanche, il a tenu jusqu’à la 80e minute.

Dans le sport de haut niveau, la préparation mentale est souvent évoquée en termes de concentration ou de visualisation. Emmanuel Meafou y ajoute la prière. Il a expliqué s’être préparé « y compris mentalement » pour relever le défi.Sa gratitude n’enlève rien à l’exigence du travail. Elle l’inscrit dans une hiérarchie claire : l’effort humain, soutenu par la grâce. « Rien n’est possible sans Lui » n’efface pas les 80 minutes de combat, mais leur donne un sens.Alors que les Bleus se tournent désormais vers l’Écosse, le deuxième ligne a annoncé vouloir profiter de la semaine de repos pour soigner « des bobos » et récupérer. « On a tous mal aux épaules. Physiquement c’est dur. Et mentalement encore plus dur. »Dans cette fatigue assumée, la foi demeure pour lui un appui. Sur la pelouse comme en dehors, Emmanuel Meafou rappelle qu’au plus haut niveau, la puissance peut s’allier à l’humilité, et que la reconnaissance envers Dieu peut s’exprimer sans détour, même sous les projecteurs : c’est aussi ça le témoignage chrétien.

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