évêque d’Arles (+ v. 610)
Le 5 mars, l’Église commémore saint Virgile, évêque d’Arles, une figure importante de l’Église en Gaule à la fin du VIᵉ siècle et au début du VIIᵉ siècle.
Moine à l’abbaye de Lérins, haut lieu de la vie monastique dans le sud de la Gaule, Virgile se distingua d’abord par sa vie religieuse et son sens du gouvernement. Il fut ensuite appelé à diriger l’abbaye de Saint-Symphorien d’Autun, où il exerça la charge d’abbé avant d’être choisi pour l’épiscopat.Il devint évêque d’Arles à une époque où cette Église occupait une place particulière dans l’organisation ecclésiastique de la Gaule. En raison de son importance et de son autorité, l’archevêque d’Arles entretenait des relations étroites avec le Siège de Rome.
En 597, saint Virgile joua un rôle notable dans l’histoire missionnaire de l’Église. Il conféra l’ordination épiscopale à saint Augustin de Cantorbéry, envoyé par le pape saint Grégoire le Grand pour évangéliser les Angles. Cette mission allait marquer profondément l’histoire du christianisme en Angleterre. Les relations entre Virgile et le pape Grégoire le Grand témoignent de la confiance accordée à l’évêque d’Arles. Le pontife romain lui confia en effet la charge de régler en son nom diverses affaires ecclésiales dans les Gaules, signe de l’autorité reconnue à son ministère. La tradition rapporte également que saint Virgile accueillit avec hospitalité saint Augustin et les moines qui l’accompagnaient lors de leur passage en Provence, alors qu’ils se rendaient en Angleterre pour accomplir leur mission.
Saint Virgile mourut à Arles vers l’an 618. Sa mémoire demeure associée à la vitalité de l’Église en Gaule et au soutien apporté à l’élan missionnaire qui contribua à l’évangélisation des peuples anglo-saxons.
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