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Saint Gontran

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Vers la fin de sa vie, il se retira au monastère Saint-Marcel de Chalon-sur-Saône, où il poursuivit une vie de prière et de pénitence.

Roide Bourgogne ( +592)

En ce samedi 28 mars 2026, l’Église fait mémoire de saint Gontran, roi de Bourgogne, mort en 592, que la tradition honore comme confesseur.

Petit-fils de Clovis, saint Gontran vécut dans une époque marquée par une grande violence politique et familiale. Les chroniques rapportent notamment les crimes attribués à la reine Frédégonde, ainsi que la mort tragique de Brunehaut, reine d’Austrasie, sous le règne de Clotaire II. Dans ce contexte troublé, la vie de Gontran ne fut pas exempte de fautes graves. Il connut des infidélités conjugales, répudia son épouse et se rendit coupable d’actes violents, dont le meurtre de son propre médecin. Cependant, sa vie fut marquée par une conversion profonde. Touché par la grâce, il entreprit une véritable pénitence, pleurant ses péchés et cherchant à réparer ses fautes. Il se distingua alors par une grande générosité envers les pauvres, ce qui lui valut d’être appelé par le peuple « le bon roi Gontran ».

Vers la fin de sa vie, il se retira au monastère Saint-Marcel de Chalon-sur-Saône, où il poursuivit une vie de prière et de pénitence. À sa mort, survenue en 592, il fut reconnu comme saint par la dévotion populaire.

La tradition retient de lui l’image d’un souverain ayant expié ses fautes dans la pénitence et la piété, multipliant les dons en faveur des pauvres, des églises et des monastères, offrant ainsi un témoignage de conversion dans un temps de troubles.

Avce nominis

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