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[ Vidéo] « Une voisine avait prédit qu’il serait le premier pape américain » : le frère de Léon XIV se confie

John Prevost - capture écran
John Prevost - capture écran
John Prevost livre un témoignage sur l’enfance, la vocation et la personnalité du souverain pontife

Enregistré le 26 mars dernier, avant les échanges tendus avec le président Trump, l’entretien accordé à EWTN News par John Prevost frère ainé du Pape Léon XIV permet de revenir à une dimension plus personnelle du pontificat. Interrogé par Montse Alvarado, en présence du Père Ray Flores, il décrit une année marquée par la surprise et l’adaptation. Répondant à la première question sur le fait d’être le frère du Saint-Père ,« Mon Dieu, Montse, c’est une question… C’est quelque chose de totalement inattendu », confie-t-il d’emblée, évoquant une réalité qu’il faut « prendre jour après jour parce qu’on ne sait jamais ce que chaque journée va apporter ».

Derrière l’événement historique, il évoque aussi une charge humaine : « Parfois c’est intéressant, mais parfois c’est triste », reconnaît-il, ajoutant ressentir parfois une forme d’impuissance face aux attentes : « ils attendent de moi que je puisse les aider et je ne peux pas forcément faire quoi que ce soit pour eux, à part les écouter ».

Pour comprendre le souverain pontife, John Prevost remonte à l’enfance, décrivant une vie familiale sans exception apparente, mais profondément structurée : « C’était une vie normale : aller à l’école, rentrer, faire ses devoirs, sortir jouer… et recommencer ». Dans ce quotidien simple, la foi occupait une place centrale et naturelle : « On priait toujours avant le dîner. Et chaque soir après le dîner, nos parents priaient le Rosaire. C’était une part normale de la vie ».

Dans ce contexte, la vocation du futur pape ne surprend pas : « Oui, depuis qu’il est petit, on l’a toujours su ». Une orientation claire, enracinée très tôt, qui s’impose comme une évidence au sein de la famille.

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Une anecdote d’enfance, rapportée au cours de l’entretien, frappe particulièrement. Évoquant les souvenirs de quartier, John Prevost raconte : « Oui, quand il était en CP ou CE1, une maman d’en face nous l’a dit alors qu’on jouait dehors », précisant qu’elle avait prédit qu’il serait le premier pape américain. Une parole restée dans les mémoires, et qui résonne aujourd’hui avec une force singulière.

Au-delà de cette histoire, le frère du pape insiste sur les qualités personnelles du souverain pontife. « Il a la patience d’un saint », affirme-t-il, avant de souligner une différence de tempérament : « Contrairement à moi qui réponds du tac au tac, lui prend beaucoup de temps pour réfléchir avant de répondre. Sa perspective est beaucoup plus profonde ». Une manière d’être qui éclaire son style de gouvernement. Enfin, l’entretien met en lumière un phénomène inattendu que John Prevost observe directement : « Des gens viennent frapper à ma porte pour me dire : “À cause de votre frère, je reviens à l’Église” ». Un témoignage qui rejoint celui du terrain paroissial et qui illustre ce que certains appellent déjà « l’effet Léon ».

À travers ces paroles simples, précises et fidèlement rapportées, se dessine le portrait d’un souverain pontife dont la vocation ancienne, la profondeur spirituelle et l’impact actuel s’inscrivent dans une continuité cohérente, de l’enfance jusqu’à la charge universelle de l’Église.

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