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« Fais que ses jours soient les derniers » : l’État islamique menace directement le pape Léon XIV avant son voyage en Espagne

Léon XIV- drapeau de l'état islamique ( Il n'y a de dieu qu'Allah, Mahomet est le messager d'Allah.) - Depositphotos
Léon XIV- drapeau de l'état islamique ( Il n'y a de dieu qu'Allah, Mahomet est le messager d'Allah.) - Depositphotos
À quelques jours seulement de l’arrivée de Léon XIV en Espagne, des canaux de propagande liés à l’État islamique ont diffusé un message de menace visant explicitement le pape. Une nouvelle démonstration de la haine que les organisations djihadistes continuent de vouer au christianisme et à son plus haut représentant

À l’approche du voyage apostolique de Léon XIV en Espagne, prévu du 6 au 12 juin, l’État islamique a diffusé un message de menace visant directement le Souverain Pontife. L’information a été révélée par plusieurs médias espagnols, dont La Razón, qui évoque une campagne de propagande djihadiste ciblant le pape et les rassemblements prévus lors de sa visite. Le visuel diffusé par les réseaux liés à l’organisation terroriste comporte une formule particulièrement inquiétante : « Haz que sus días sean los últimos », autrement dit : « Fais que ses jours soient les derniers ». La menace est accompagnée d’une représentation du pape dans une mise en scène typique de la propagande utilisée depuis des années par l’État islamique pour encourager ou inspirer des actes de violence.

Le choix de Léon XIV n’a rien d’anodin. Pour les groupes djihadistes, le pape demeure le symbole le plus visible du christianisme à l’échelle mondiale. S’en prendre au successeur de Pierre revient à s’en prendre à l’Église catholique elle-même et à l’ensemble des fidèles qu’elle rassemble.

Cette menace intervient alors que l’Espagne s’apprête à vivre un événement historique. Léon XIV doit visiter Madrid, Barcelone et les Canaries à l’occasion d’un voyage qui devrait réunir plusieurs centaines de milliers de personnes. Parmi les temps forts figure la bénédiction de la tour du Christ de la Sagrada Família de Barcelone, point culminant de l’œuvre d’Antoni Gaudí, dans l’année qui marque le centenaire de la mort du célèbre architecte catalan. Si les autorités espagnoles n’ont pas annoncé l’existence d’un projet d’attentat précis, la diffusion de ce message a immédiatement conduit à un renforcement de la vigilance autour des célébrations prévues. Les précédents ne manquent malheureusement pas. Ces dernières années, les groupes islamistes ont multiplié les attaques contre les chrétiens, les églises et les lieux de pèlerinage, du Nigeria au Pakistan, en passant par l’Égypte, l’Irak ou le Sri Lanka.

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Cette réalité est souvent oubliée en Europe. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, les chrétiens demeurent parmi les premières victimes des violences islamistes. Églises incendiées, prêtres assassinés, fidèles massacrés pendant la messe ou lors de rassemblements religieux : les exemples sont nombreux et régulièrement documentés par les organisations de défense de la liberté religieuse.

Ajoutons à cela les pressions exercées ces derniers jours par les milieux séparatistes catalans, qui ont obtenu du Vatican une modification du protocole initial afin que Léon XIV prononce également une partie de la bénédiction de la Sagrada Família en catalan. Pendant plusieurs jours, le débat sur la langue a ainsi pris le pas sur la figure du Christ, sur l’héritage spirituel de Gaudí et sur la portée religieuse de l’événement. Selon plusieurs médias espagnols, la controverse a éclaté après la publication du missel officiel de la célébration. La bénédiction de la tour du Christ devait initialement être prononcée en espagnol. Cette décision a provoqué une réaction immédiate de plusieurs responsables indépendantistes catalans, parmi lesquels Carles Puigdemont, ainsi que de diverses institutions régionales. Face à ces pressions, le Vatican a finalement accepté de modifier le programme.

Malgré les menaces de l’État islamique et les polémiques politiques entourant la visite, aucun changement n’a été annoncé concernant le voyage pontifical. Léon XIV devrait maintenir l’ensemble de son programme. Cette décision apparaît comme une réponse claire à ceux qui voudraient intimider l’Église ou faire taire sa présence publique. À quelques jours de cette visite historique, les catholiques espagnols sont donc invités à redoubler de prière pour le Saint-Père et pour tous ceux qui participeront aux célébrations. Car derrière cette menace se rappelle une vérité que l’actualité ne cesse de confirmer : le christianisme demeure aujourd’hui encore l’une des religions les plus persécutées dans le monde.

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