La visite du pape Léon XIV en France, prévue du 25 au 28 septembre 2026 septembre, remet au premier plan une question qui ne cesse d’interroger de nombreux fidèles : que faire des mosaïques monumentales réalisées par le père Marko Rupnik sur les portes de la basilique du Rosaire ? Depuis que Monseigneur Jean-Marc Micas a décidé d’en faire dissimuler une partie, le débat n’a jamais véritablement cessé. Si certains ont salué cette première décision comme un geste de prudence et de délicatesse envers les victimes d’abus, d’autres estiment qu’elle demeure insuffisante au regard de la gravité des accusations portées contre l’ancien jésuite slovène et de la venue du Saint Père au sanctuaire marial le dimanche 27 septembre 2026.
Ces derniers jours, la rédaction de Tribune Chrétienne a reçu de nombreux messages de lecteurs partageant cette interrogation. Beaucoup demandent désormais que l’ensemble des mosaïques soit dissimulé. À leurs yeux, la venue prochaine du Saint-Père confère à cette question une dimension particulière et appelle un geste plus fort.
C’est dans ce contexte que Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, est intervenu le 22 juillet pour démentir les rumeurs faisant état d’un prétendu acquittement de Marko Rupnik. Le Vatican a confirmé que la procédure canonique est toujours en cours et qu’aucune décision définitive n’a encore été rendue. Cette précision rappelle que l’affaire n’est pas close. Si la justice de l’Église suit son cours et que la présomption d’innocence demeure, les nombreuses accusations d’abus spirituels, psychologiques et sexuels portées contre le père Rupnik continuent de susciter une profonde émotion dans le monde catholique.
Lire aussi : https://tribunechretienne.com/aide-a-mourir-la-clause-de-conscience-connaitra-t-elle-demain-le-sort-de-celle-de-livg/
Pour de nombreux fidèles, la question dépasse désormais le seul aspect artistique ou patrimonial. Les mosaïques sont devenues, malgré elles, le symbole d’une affaire qui a profondément blessé l’Église et meurtri de nombreuses victimes.
Lourdes n’est pas un sanctuaire comme les autres. Chaque année, des millions de pèlerins viennent y chercher consolation, guérison et espérance. Parmi eux figurent également des personnes marquées par les abus commis dans l’Église. Beaucoup estiment qu’à l’approche de la visite du pape Léon XIV, il serait opportun d’adresser un signe supplémentaire d’attention et de sollicitude à leur égard.C’est pourquoi beaucoup souhaitent que Monseigneur Jean-Marc Micas envisage une nouvelle étape : non plus une dissimulation partielle, mais la dissimulation ou le retrait de l’ensemble des mosaïques.
Une telle décision ne constituerait pas une condamnation anticipée du père Rupnik. Elle relèverait, selon ceux qui la souhaitent, un témoignage du Saint Siège destiné à éviter que ces œuvres ne continuent d’être perçues comme une source de souffrance ou d’incompréhension pour une partie des fidèles. La décision appartient naturellement à Monseigneur Jean-Marc Micas. Mais à l’approche de la venue du pape Léon XIV à Lourdes, la question revient avec une acuité nouvelle : un recouvrement partiel est-il encore suffisant ou un geste plus fort permettrait-il d’exprimer plus clairement la proximité de l’Église envers toutes les personnes blessées par les abus ?


