Le samedi 25 juillet 2026, le Saint-Siège a annoncé que le pape Léon XIV nommait sept nouveaux membres du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la plus haute juridiction de l’Église catholique. Parmi eux figure Mgr Salvatore Joseph Cordileone, archevêque américain de San Francisco, l’une des personnalités les plus connues de l’épiscopat des États-Unis, reconnu pour son attachement à la doctrine catholique, à la défense de la vie et à la liturgie traditionnelle.
Né le 5 juin 1956 à San Diego, en Californie, dans une famille d’origine italienne, Monseigneur Salvatore Joseph Cordileone est docteur en droit canonique de l’Université pontificale grégorienne de Rome. Après avoir été prêtre du diocèse de San Diego puis évêque d’Oakland, Benoît XVI l’a nommé archevêque de San Francisco en 2012. Il s’est imposé au fil des années comme l’une des figures les plus influentes et les plus respectées de l’épiscopat américain, notamment pour sa défense de la vie, de la famille et de la liturgie catholique.
Souvent comparée, par analogie, à une « Cour suprême » de l’Église, la Signature apostolique est la plus haute autorité judiciaire du Saint-Siège. Elle examine notamment les recours contre certaines décisions des dicastères romains, veille au bon fonctionnement des tribunaux ecclésiastiques et tranche les conflits de compétence en matière de droit canonique. Ses membres participent aux décisions les plus importantes rendues par cette juridiction, présidée par le cardinal Dominique Mamberti.Cette nomination retient particulièrement l’attention en raison du contexte dans lequel elle intervient.
Au début du mois de juillet, Monseigneur Cordileone s’était illustré par plusieurs déclarations largement commentées dans le monde catholique. À l’occasion des ordinations sacerdotales célébrées à Gricigliano pour l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, il avait rappelé la richesse spirituelle de la liturgie traditionnelle et plaidé pour une plus grande sollicitude envers les fidèles qui y sont attachés.
Quelques jours plus tard, réagissant aux récents sacres épiscopaux de la Fraternité Saint-Pie X, il avait estimé que ceux-ci révélaient avant tout une profonde crise de confiance entre Rome et une partie des catholiques attachés à la Tradition. Il avait appelé à restaurer cette confiance en facilitant l’accès à la messe traditionnelle afin d’éviter que certains fidèles ne se sentent contraints de chercher ailleurs ce qu’ils devraient pouvoir trouver au sein de l’Église.
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C’est précisément quelques semaines après ces prises de position que Léon XIV appelle désormais l’archevêque américain à siéger au sein de la plus haute juridiction de l’Église. Le Saint-Siège n’a fourni aucune explication sur les motivations de cette nomination et il serait excessif d’y voir officiellement un changement d’orientation ou une réponse aux débats liturgiques actuels. Il n’en demeure pas moins qu’un fait est incontestable : loin d’être marginalisé après ses interventions publiques en faveur de la liturgie traditionnelle et de la réconciliation avec les fidèles attachés au rite ancien, Mgr Cordileone est appelé par le pape à exercer l’une des responsabilités judiciaires les plus prestigieuses de l’Église catholique.
Aux États-Unis, Mgr Cordileone est depuis plusieurs années l’une des voix les plus influentes de l’épiscopat catholique. Connu pour son engagement en faveur de la défense de la vie, de la famille, de la liberté religieuse et de la fidélité au Magistère, il est également l’un des évêques américains les plus identifiés au renouveau de la liturgie traditionnelle dans une pleine communion avec Rome.
Avec cette nomination annoncée le 25 juillet, Léon XIV confie donc une responsabilité de premier plan à l’un des prélats les plus en vue de l’Église américaine. Sans constituer en elle-même un changement de politique, cette décision est déjà perçue par de nombreux observateurs comme l’un des premiers gestes significatifs du nouveau pontificat à l’égard d’une figure majeure du catholicisme américain attachée à la tradition.


