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[Vidéo] « C’est un signe d’Espérance »: le cardinal Bustillo préside l’intronisation d’une confrérie en Corse

Cardinal François Bustillo - capture écran
Cardinal François Bustillo - capture écran
Le cardinal François Bustillo a présidé, à Moltifao, l'intronisation de 63 nouveaux membres de la confrérie de San Quilicu. Une célébration qui illustre le renouveau des confréries corses, véritables piliers de la vie paroissiale et de la transmission de la foi sur l'île

C’est un événement riche de sens qui s’est déroulé le samedi 25 juillet à Moltifao, en Haute-Corse. À l’occasion de la fête de San Quilicu (saint Cyr), le cardinal François Bustillo, évêque d’Ajaccio, a présidé la cérémonie d’intronisation de 63 nouveaux confrères et consœurs au sein de la toute nouvelle Cunfraterna San Quilicu, devant une église remplie de fidèles et en présence de nombreuses confréries venues de toute la Corse.

Créée officiellement au printemps 2026 à l’initiative d’habitants du village, cette confrérie marque la renaissance d’une tradition séculaire profondément enracinée dans l’histoire religieuse de l’île. Son bureau est conduit par son prieur, Stéphane Grisoni, entouré de plusieurs sous-prieurs et sous-prieures, avec pour mission de faire vivre la spiritualité de la confrérie, de soutenir la paroisse et de perpétuer les traditions chrétiennes locales.

En Corse, les confréries ne sont pas de simples associations patrimoniales. Depuis des siècles, elles occupent une place essentielle dans la vie de l’Église. Elles accompagnent les célébrations liturgiques, portent les processions, entretiennent les chapelles, veillent à la préparation des grandes fêtes religieuses et manifestent une solidarité fraternelle auprès des familles, notamment lors des obsèques. Elles constituent également un lieu privilégié de transmission de la foi et des traditions aux jeunes générations.

Placée sous le patronage de San Quilicu, nom corse de saint Cyr, enfant martyrisé avec sa mère sainte Julitte au début du IVᵉ siècle, la nouvelle confrérie s’inscrit dans une dévotion très ancienne en Corse, où plusieurs chapelles et églises lui sont consacrées.

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Le nombre de nouveaux intronisés est particulièrement remarquable. Pour une commune de moins de 800 habitants, voir 63 personnes s’engager officiellement dans une confrérie témoigne d’une véritable vitalité religieuse et d’un attachement profond à l’identité chrétienne du village. Par sa présence, le cardinal François Bustillo a voulu encourager cette initiative, qui participe au dynamisme pastoral du diocèse d’Ajaccio. Depuis son arrivée en Corse, le cardinal multiplie les déplacements dans les paroisses et soutient les initiatives qui favorisent la vie des communautés locales, la transmission de la foi et l’enracinement chrétien des villages.

L’exemple de Moltifao dépasse d’ailleurs largement les frontières de l’île. À l’heure où de nombreuses paroisses françaises souffrent du manque de bénévoles, de l’isolement des communautés et des difficultés à entretenir un patrimoine religieux considérable, les confréries – mais aussi les associations de fidèles profondément engagées dans la vie de l’Église – pourraient constituer un précieux soutien. Sans jamais se substituer à la mission des prêtres, elles contribuent à animer la vie paroissiale, à faire vivre les célébrations, à entretenir les églises et les chapelles, à préserver un patrimoine spirituel plusieurs fois séculaire et, surtout, à transmettre la foi aux nouvelles générations. L’expérience corse rappelle qu’une paroisse demeure vivante lorsque des fidèles choisissent de s’engager durablement au service de leur communauté.

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