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[Ardennes] Dans l’église de Grandpré : une Bible déchirée, un confessionnal saccagé et une christianophobie assumée et revendiquée

église Saint-Médard de Grandpré - DR
église Saint-Médard de Grandpré - DR
Au-delà du vandalisme, c’est une haine de la foi catholique qui s’exprime ouvertement

Les faits se sont produits mardi 11 août dans l’église Saint-Médard de Grandpré, petite commune des Ardennes, dans le Grand Est. Alors qu’une personne s’apprêtait à fermer l’église, deux jeunes ont été surpris à l’intérieur après avoir commis d’importantes dégradations. L’inventaire communiqué par la Ville de Grandpré est considérable : Les portes de la sacristie et du confessionnal ont été arrachées. Les orgues ont été dégradées, tout comme une statue de sainte Jeanne d’Arc et une sonde de chaudière. Une Bible a été déchirée, un tabouret cassé, un extincteur vidé sur le sol et des documents éparpillés. D’autres dommages restaient encore à évaluer.

On pourra toujours parler de « dégradations », de « vandalisme » ou d’« incivilités ». Ces mots décrivent matériellement une partie de ce qui s’est passé. Ils deviennent cependant insuffisants lorsqu’on regarde précisément ce qui a été visé. Car on ne déchire pas une Bible comme on casse un tabouret. On ne saccage pas un confessionnal comme on détériore un simple meuble. On ne dégrade pas une statue de sainte Jeanne d’Arc sans toucher, qu’on le veuille ou non, à une représentation catholique nationale.

Pourquoi déchirer une Bible ? Pourquoi arracher la porte d’un confessionnal ? Pourquoi s’en prendre à une statue religieuse ?

C’est là que le terme de simple vandalisme atteint ses limites. Derrière les dégâts matériels apparaît quelque chose de plus inquiétant : une haine de la foi catholique, exprimée par la destruction de ses symboles. Une christianophobie qui n’a même plus nécessairement besoin de grands discours idéologiques pour se manifester : elle frappe, elle casse, elle déchire.

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Et c’est peut-être cela qui doit le plus inquiéter. Nous sommes face à une christianophobie assumée et décomplexée, au sens où les symboles catholiques peuvent désormais être attaqués sans même que leurs auteurs semblent redouter la gravité particulière du geste accompli dans un lieu de culte.

Selon la Ville de Grandpré, l’un des jeunes a reconnu les faits. La commune a demandé la prise en charge financière des réparations ainsi qu’une journée de nettoyage. Le montant définitif des dégâts restait à déterminer. Réparer et nettoyer sont évidemment nécessaires. Mais réduire cette affaire à son coût matériel serait passer à côté de l’essentiel. Une église n’est pas un bâtiment quelconque. Une Bible n’est pas un livre quelconque. Un confessionnal n’est pas un meuble quelconque. Et lorsqu’ils sont ainsi pris pour cible, il faut avoir le courage de regarder les faits tels qu’ils sont.

À Grandpré, l’intention personnelle exacte des auteurs devra être établie. Mais les actes, eux, sont là : un confessionnal saccagé et une statue de sainte Jeanne d’Arc dégradée au cœur d’une église catholique. À force de tout qualifier de vandalisme, on finirait presque par ne plus vouloir nommer la haine de la foi catholique lorsqu’elle se donne à voir.

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