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[Vidéo] « Les lâches hypocrites du Conseil des droits de l’homme ont peu de choses à dire sur la persécution des chrétiens »: Donald Trump fustige l’ONU

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Devant l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre à New York, Donald Trump a vivement reproché aux responsables onusiens des droits de l’homme de critiquer les États-Unis tout en accordant, selon lui, trop peu d’attention à la persécution des chrétiens dans le monde

Donald Trump n’a pas choisi les précautions diplomatiques. À la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le président américain a directement mis en cause les priorités du Conseil des droits de l’homme, dans un discours consacré plus largement à la souveraineté américaine, aux conflits internationaux, à l’immigration et au rôle des institutions multilatérales.

« Les lâches hypocrites du Conseil des droits de l’homme ont peu de choses à dire sur la persécution des chrétiens », a lancé Donald Trump, avant d’ajouter : « Les chrétiens sont persécutés partout dans le monde. » Le président américain a poursuivi en jugeant l’ampleur du phénomène difficilement concevable et en rappelant qu’il ne s’agissait pas d’une réalité nouvelle.

La charge est brutale, mais le raisonnement développé par le locataire de la Maison-Blanche mérite d’être replacé dans son contexte. Donald Trump ne prétend pas que les Nations unies n’ont jamais évoqué les persécutions religieuses. Il leur reproche plutôt une hiérarchie des priorités qu’il estime incohérente.

Quelques instants auparavant, le président Trump avait accusé les principaux responsables onusiens chargés des droits de l’homme de consacrer leur énergie à critiquer les États-Unis, notamment sur l’application de leur politique migratoire et sur les politiques de son administration concernant les mineurs transgenres, alors que des atrocités autrement plus graves sont commises à travers le monde. C’est dans cette opposition qu’il faut comprendre sa référence aux chrétiens.

Pour Donald Trump, une institution internationale chargée de défendre les droits fondamentaux devrait porter une attention particulière aux hommes et aux femmes inquiétés, emprisonnés, déplacés ou tués en raison de leur religion. Son accusation ne porte donc pas sur l’existence même d’une action de l’ONU en faveur de la liberté religieuse, mais sur ce qu’il considère comme une disproportion entre certaines critiques adressées aux démocraties occidentales et l’attention accordée aux persécutions commises par les régimes les plus répressifs.

Le président américain associe d’ailleurs immédiatement les deux sujets. Il évoque dans la même séquence « la persécution des chrétiens » et « les crimes des régimes les plus répressifs du monde ».

Cette intervention s’inscrit également dans une orientation politique assumée de son administration. La Maison-Blanche a fait de la défense de la liberté religieuse l’un des marqueurs de son action et a notamment institué une « Task Force to Eradicate Anti-Christian Bias », chargée de combattre ce que l’administration considère comme des discriminations visant les chrétiens aux États-Unis.

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Mais le discours de New York allait plus loin que la seule question religieuse. Donald Trump a relié son attaque contre certaines institutions internationales à sa conception de la souveraineté nationale. Après avoir évoqué les chrétiens persécutés, le président Trump a dénoncé les politiques migratoires qu’il attribue aux « globalistes » et affirmé qu’« il n’existe aucun droit humain à l’immigration illégale, mais il existe un droit à demeurer une nation souveraine ».

Donald Trump a également pris l’UNESCO à partie. Le président américain juge « profondément ironique » qu’une institution internationale soit consacrée à la protection du patrimoine culturel tandis que, selon lui, l’immigration de masse menace précisément les cultures et les héritages historiques que l’on prétend protéger. Il s’agit là d’une analyse politique propre au locataire de la Maison-Blanche, fortement contestée par ses adversaires, mais qui permet de comprendre la cohérence de son propos.

Le message adressé à l’ONU était finalement assez clair : Donald Trump entend remettre au premier plan la souveraineté des nations, la liberté religieuse et les persécutions commises par les régimes autoritaires, tout en contestant certaines priorités des institutions internationales. Sur les chrétiens, le président américain a surtout voulu poser une question embarrassante à ses interlocuteurs : au milieu des innombrables débats contemporains sur les droits fondamentaux, quelle place les grandes institutions internationales accordent-elles réellement à ceux qui sont persécutés à cause de leur foi ?

En choisissant de prononcer les mots « persécution des chrétiens » devant l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a en tout cas décidé de placer cette question au cœur de l’une des tribunes politiques les plus observées au monde.

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