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[Vidéo] La haine, la bêtise, la folie : à Porto-Vecchio, deux individus profanent une statue de la Vierge Marie

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"Une profanation qui ne doit pas être banalisée, les images sont insoutenables"

Il y a dans l’obscénité de la scène quelque chose qui provoque une immense indignation. Non seulement une statue est volontairement détruite, mais les deux individus s’en prennent à une représentation de la Vierge Marie, avec un acharnement qui rend la scène particulièrement choquante.

ATTENTION IMAGES CHOQUANTES

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La haine, la bêtise et la folie : difficile de trouver d’autres mots devant un tel spectacle. Il faut d’abord refuser de réduire les faits à une simple dégradation de mobilier. Une statue de la Vierge n’est pas un élément décoratif comme un autre. Elle est une représentation religieuse devant laquelle des fidèles prient et qui renvoie à celle que l’Église vénère comme la Mère de Dieu. Le catholicisme n’adore évidemment pas les statues : l’adoration est réservée à Dieu seul. Mais les images sacrées occupent une place ancienne et parfaitement définie dans la tradition chrétienne. Les détruire volontairement revient donc à porter atteinte à ce qu’elles représentent.

Depuis des siècles, les statues de la Vierge sont présentes dans les églises, les chapelles, au bord des routes et au cœur des villes et villages. Elles appartiennent à la piété populaire autant qu’au patrimoine religieux de la France. On ne peut donc accepter que leur destruction soit traitée comme un fait divers parmi d’autres. La liberté de ne pas croire est entière. La critique de la religion est également libre.

Les auteurs présumés seraient deux hommes de 21 et 23 ans, saisonniers et non originaires de Corse. Interpellés peu après les faits et placés en garde à vue, ils auraient été contrôlés à proximité du rond-point dans un état de forte alcoolisation ; l’enquête doit encore préciser les circonstances et leurs motivations.

Mais aucune liberté ne donne le droit de détruire ce qui est sacré. Cette limite devrait être suffisamment évidente pour ne même pas avoir à être rappelée.

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Cette affaire pose également la question de l’accoutumance. Les dégradations d’églises, de croix, de statues ou de calvaires ne doivent jamais devenir une sorte de bruit de fond auquel on finirait par ne plus prêter attention. Chaque atteinte volontaire à un symbole religieux mérite d’être considérée pour ce qu’elle est et condamnée avec la plus grande fermeté. Il appartient maintenant aux enquêteurs et à la justice d’établir précisément les faits, d’identifier les auteurs et de déterminer leurs motivations. Il serait prématuré de leur en attribuer que nous ne connaissons pas encore. Mais les images permettent déjà de constater la violence et le caractère volontaire de la destruction.

Si les responsabilités sont établies, la réponse judiciaire devra être ferme et exemplaire, dans les limites prévues par la loi. Il ne s’agit pas de réclamer une justice d’exception, mais de rappeler qu’attaquer délibérément une représentation religieuse et détruire une statue de la Vierge Marie constituent des faits graves. Une sanction n’a de sens que si elle marque clairement la limite qui a été franchie et contribue à prévenir la répétition de tels actes.

Les responsables publics doivent également condamner clairement cette destruction. La protection de la liberté religieuse ne peut se limiter aux déclarations de principe : elle implique que les lieux, les objets et les symboles religieux soient effectivement respectés et protégés.

La réparation doit maintenant être matérielle et religieuse. La statue de la Vierge Marie de Stabiacciu doit être reconstruite et retrouver sa place. Ce serait la réponse la plus claire à ceux qui ont voulu la faire disparaître. Sa réinstallation aurait une signification religieuse évidente. Elle rappellerait que la destruction d’une représentation de la Vierge ne saurait conduire à l’effacement d’une dévotion mariale profondément enracinée en Corse et, plus largement, dans l’histoire chrétienne de la France.

Détruire ainsi une image de la Vierge Marie n’est ni une provocation anodine ni une simple dégradation : c’est une profanation qui exige réparation et justice

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