Disciple du Christ, sœur de Lazare (Ier siècle)
À Béthanie, non loin de Jérusalem, vivaient Marthe, Marie et leur frère Lazare. Jésus aimait à se reposer dans leur maison. Il est évident qu’il s’y sentait bien, nous pourrions même dire « détendu » et paisible. C’est donc un hommage légitime à la maîtresse de maison, sainte Marthe. Cependant, elle est toujours affairée et reproche à sa sœur de ne pas l’aider. Le Maître ne lui en fait pas grief, il lui demande seulement de rester calme et de donner à chaque chose sa juste valeur.
« Marthe, Marthe, tu t’agites, tu t’inquiètes pour beaucoup de choses… »
Ce n’est pas l’activité que Jésus condamne — que s’en consolent les maîtresses de maison — mais l’activisme, l’agitation. Il est préférable de recevoir dans la paix du cœur que de voir la maîtresse de maison sans cesse à la cuisine, se précipiter à la table, abandonner son hôte et repartir pour que la salade soit parfaite. L’essentiel est la convivialité, avec un équilibre des réalités.
Marthe, d’ailleurs, ne manque pas de cette confiance, car lorsque Marie ne sait que pleurer devant le tombeau de leur frère, Marthe reste confiante : « Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l’accordera. » La réponse ne se fait pas attendre : « Je suis la Résurrection et la Vie. »