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« Ce sera un cadeau du Seigneur » : Keiko Fujimori mobilise déjà son gouvernement pour préparer la visite de Léon XIV au Pérou

Keiko Fujimori  ( Wiki  ) - Léon XIV (Depositphotos)
Keiko Fujimori ( Wiki ) - Léon XIV (Depositphotos)
La future présidente du Pérou, Keiko Fujimori, a assuré les évêques du pays de son entière collaboration pour préparer la visite apostolique du pape Léon XIV, prévue en novembre. Un voyage très attendu, puisque le Saint-Père revient dans un pays dont il est citoyen et où il a exercé une grande partie de son ministère

Le futur gouvernement péruvien entend faire de la visite du pape Léon XIV l’un des temps forts de ce début de mandat. À quelques mois du voyage apostolique du Saint-Père, prévu dans la première quinzaine de novembre, la présidente élue Keiko Fujimori a rencontré les responsables de la Conférence épiscopale péruvienne afin de préparer cet événement qui s’annonce historique. La rencontre, organisée au siège de la Conférence épiscopale, s’est déroulée dans un climat de « cordialité, de dialogue fraternel et de prière », sous la présidence de Mgr Carlos García Camader, évêque de Lurín et président de l’épiscopat péruvien. Étaient également présents plusieurs évêques ainsi que le vice-président élu Miguel Torres. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt national, mais la préparation de la visite du pape a naturellement occupé une place centrale.

À l’issue de la rencontre, Keiko Fujimori a exprimé sa joie à l’idée d’accueillir le Saint-Père. « Le futur gouvernement se met totalement à disposition pour que la visite du pape Léon XIV au Pérou soit une réussite », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : « Nous travaillerons avec l’Église afin que cette visite soit longue, réussie et qu’elle puisse rejoindre le plus grand nombre de Péruviens. »

Quelques jours plus tard, en recevant le nonce apostolique, Mgr Paolo Rocco Gualtieri, la présidente élue est allée plus loin encore, qualifiant la venue du pape de « cadeau du Seigneur » pour le peuple péruvien et demandant au représentant du Saint-Siège de transmettre au Saint-Père ses meilleurs vœux pour ce voyage.

Cette implication personnelle de la future chef de l’État n’est pas surprenante. Dès son élection, Keiko Fujimori avait souligné le rôle fondamental du catholicisme dans l’histoire nationale, affirmant que « l’Église catholique est essentielle à la formation culturelle et morale du pays ». Elle avait également exprimé son souhait de renforcer la coopération entre les autorités civiles et l’Église sur les grands enjeux sociaux.

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Ce voyage apostolique revêt une dimension tout à fait particulière. Avant son élection au Siège de Pierre, Robert Francis Prevost a passé près de quarante ans au Pérou. Missionnaire augustinien dès les années 1980, il a exercé son ministère à Chulucanas, Trujillo puis Chiclayo, dont il est devenu évêque en 2015. Cette même année, il a obtenu la nationalité péruvienne. Pour de nombreux Péruviens, Léon XIV n’est donc pas seulement le successeur de saint Pierre : il est aussi un pasteur qu’ils ont connu de près. Lors de sa première apparition après son élection, depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, il avait d’ailleurs adressé un salut particulièrement chaleureux à son ancien diocèse de Chiclayo, suscitant une vive émotion dans tout le pays.

Selon les informations communiquées jusqu’à présent, le Saint-Père devrait séjourner entre huit et dix jours au Pérou. Plusieurs étapes sont évoquées, notamment Lima, Callao, Chiclayo, Piura, Cusco et Pucallpa, même si le programme officiel n’a pas encore été publié pour des raisons diplomatiques et de sécurité.

Au-delà de son caractère pastoral, cette visite constituera un moment de grande portée nationale. Dans un pays marqué par les divisions politiques et les difficultés économiques, la venue d’un pape qui connaît intimement la culture, les réalités sociales et les défis du Pérou apparaît déjà comme un puissant signe d’espérance. La mobilisation conjointe de l’Église et des futures autorités témoigne de l’importance accordée à cet événement. En novembre prochain, c’est un peuple tout entier qui s’apprête à accueillir non seulement le Souverain Pontife, mais aussi un homme qui, pendant de longues années, a partagé sa vie, sa foi et ses épreuves.

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