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Charleroi (Belgique) : le bateau-chapelle de Marchienne-au-Pont est sauvé !

Menacé d’être vendu et démantelé, le bateau-chapelle Spes Nostra amarré depuis 1953 au quai du sud à Marchienne au Pont, section de la commune belge de Charleroi, ne sombrera pas – une association de bateliers l’a racheté et l’a réhabilité pour maintenir le dernier bateau-chapelle de Wallonie.

Depuis le 15 août 1953, le bateau-chapelle « Spes Nostra » (Notre Espérance) est amarré au Quai du Sud et accueille les fidèles. Il est le dernier de ce genre en Wallonie. Sa construction au chantier Michot de Thuin fut entièrement financée par un héritage reçu par l’Abbé Ranchon, fondateur de l’Amicale batelière chrétienne à Marchienne-au-Pont. 

Destiné aux bateliers de la région, le bateau accueillit des centaines de mariages, baptêmes, messes dominicales et autres cérémonies liées aux fêtes batelières. Moins fréquenté, le bateau reste néanmoins une pièce majeure du patrimoine et de l’histoire de la communauté des bateliers. Il est au centre du Pardon organisé annuellement“, rappelle un blog carolo.

En 2019 le propriétaire historique du bateau, Jean de Grauw, avait brutalement annoncé mettre fin aux activités du bateau-chapelle et ne plus vouloir le garder, ce qui à 80 ans passés pouvait se comprendre. Il a été racheté finalement par une association présidée par un autre batelier, Denis Dagnelie.

Le bateau chapelle, avec sa grande salle dans les cales, est ainsi encore régulièrement choisi par des familles liées à la batellerie pour célébrer une première communion, une confirmation, une fête de famille, sans oublier les grandes retrouvailles pour la fête de Saint-Nicolas (qui est aussi le patron des bateliers), ou encore la messe du Pardon à la fin septembre”rappelle Cathobel. Outre ces activités religieuses, ce bateau assure aussi la domiciliation administrative d’une vingtaine de bateliers, et d’autres services sociaux.

“Aumônier « de tous les bateliers » depuis 1979, l’abbé Philippe De Burghgrave, le troisième seulement à officier sur ce bateau chapelle, assure ces services religieux pour la communauté. Faute d’une assistance suffisante, l’ecclésiastique retraité a renoncé, début de l’an dernier, à célébrer sur la Sambre la messe dominicale“.

“Après la funeste annonce, germa très vite l’idée de constituer une asbl baptisée… « Spes Nostra », et qui aurait, pour seul objectif, de racheter le bateau chapelle et d’y sauvegarder, dans des conditions à (re)définir, certaines activités. Septième génération de bateliers, le Thudinien Denis Dagnelie, avec son épouse, est très impliqué, avec quelques autres, dans ce programme de sauvetage qui, à l’entendre, réunit déjà beaucoup de sympathisants. Averti de cette belle intention, Jean De Grauw s’est dit prêt à céder le bateau chapelle à l’asbl batelière naissante pour un euro. Reste que les divers frais liés au bateau chapelle s’élèvent à près de 7.500 euros par an“.

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