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Indonésie : après le puissant séisme qui frappe le cœur catholique de Flores, Léon XIV prie pour les victimes

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L’Indonésie est le pays qui compte la plus importante population musulmane au monde, mais la province de Nusa Tenggara oriental constitue une exception religieuse remarquable dans l'archipel. Le christianisme y est très largement majoritaire

Ce lundi 17 août, Le pape Léon XIV a exprimé sa proximité avec les victimes du violent tremblement de terre qui a frappé l’île de Flores et plus largement la province des Petites Îles de la Sonde orientales, dans l’est de l’Indonésie. Alors que les opérations de secours se poursuivent et que de nombreuses familles vivent encore dans la crainte des répliques, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à Monseigneur Paulus Budi Kleden, S.V.D., archevêque métropolitain d’Ende.

Le séisme, d’une magnitude de 7,7, a frappé la région samedi 15 août. Son épicentre se situait au large de Flores, à proximité d’Ende, et la faible profondeur du foyer sismique a accentué les destructions. Le tremblement de terre a également provoqué des glissements de terrain et déclenché une alerte au tsunami. Des vagues ont effectivement été observées sur certaines parties du littoral. Des centaines de répliques ont depuis été enregistrées.

Le bilan reste susceptible d’évoluer. Ce lundi 17 août, alors que l’Indonésie célébrait son 81e anniversaire d’indépendance, les autorités faisaient état d’au moins 68 morts et de plus de 200 blessés. Des milliers d’habitants ont dû quitter leur logement et de nombreuses familles dorment à l’extérieur, par peur de nouveaux effondrements. Plus de 1 300 habitations ont été endommagées et les secours restent confrontés à des routes coupées et à des glissements de terrain.

C’est dans ce contexte que le Vatican a rendu public le télégramme adressé au nom de Léon XIV à l’archevêque d’Ende et signé, selon l’usage diplomatique, par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège.

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Le pape se dit « profondément attristé » par les destructions et assure de sa « solidarité spirituelle et de sa proximité » tous ceux qui souffrent encore des conséquences de la catastrophe, avec une attention particulière pour les nombreux blessés et déplacés. Léon XIV encourage également les autorités civiles et ecclésiales à poursuivre leur assistance humanitaire et prie pour les personnels de secours engagés dans les opérations. Les morts, enfin, sont confiés « à la miséricorde aimante de Dieu Tout-Puissant ». Le Saint-Père invoque sur les populations éprouvées les bénédictions divines de consolation et de force.

La localisation de la catastrophe donne à ce message une résonance particulière pour l’Église. L’Indonésie est le pays qui compte la plus importante population musulmane au monde, mais la province de Nusa Tenggara oriental constitue une exception religieuse remarquable dans l’archipel. Le christianisme y est très largement majoritaire et le catholicisme en constitue la première confession. Des données récentes situent les catholiques autour de 53 à 54 % de la population provinciale, devant les protestants, autour de 36 à 37 %.

Flores est plus singulière encore. L’île constitue historiquement le grand cœur catholique de l’Indonésie. L’évangélisation de la région remonte au XVIe siècle avec la présence portugaise et l’action des missionnaires dominicains. Aujourd’hui encore, l’identité catholique y demeure profondément enracinée et l’île concentre plusieurs diocèses ainsi qu’une part considérable des catholiques indonésiens.

L’archidiocèse d’Ende, auquel le pape a directement adressé son message, illustre cette réalité : les catholiques y représentent une très large majorité de la population. La catastrophe frappe donc des villages et des familles au sein d’une terre où paroisses, communautés religieuses et institutions catholiques structurent depuis longtemps la vie locale. L’Église est d’ailleurs directement engagée dans les secours. Caritas Indonesia a mobilisé ses réseaux dans les diocèses touchés afin d’évaluer les besoins et d’apporter une assistance aux sinistrés. Mgr Paulus Budi Kleden s’est lui-même rendu auprès des communautés affectées. Les besoins concernent notamment l’eau, la nourriture, les abris et les soins médicaux, alors que certaines localités demeurent difficiles d’accès.

Pour les chrétiens de Flores, l’épreuve est donc immense. Des églises et d’autres bâtiments publics figurent parmi les édifices endommagés, tandis que des milliers d’habitants doivent désormais affronter la perte de proches, de maisons ou de moyens de subsistance.

Le télégramme de Léon XIV ne constitue ainsi pas seulement la réaction diplomatique habituelle du Saint-Siège à une catastrophe naturelle. Il manifeste la proximité du pape avec une Église locale particulièrement vivante, éprouvée au cœur de l’un des territoires les plus catholiques d’Asie du Sud-Est.

Dans cette île de Flores où la foi chrétienne accompagne depuis des siècles l’histoire des populations, l’urgence est désormais double : secourir les vivants et accompagner ceux qui pleurent leurs morts. C’est à eux que Léon XIV a voulu adresser, au milieu des ruines et de l’incertitude, un message de consolation et d’espérance.

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