« Notre objectif est désormais de parachever la restauration de la cathédrale », déclare Philippe Jost, président de l’établissement public. Cette nouvelle phase représente un investissement total de 150 millions d’euros. Sur ce montant, environ 20 millions sont déjà disponibles, mais 130 millions d’euros devront encore être réunis grâce au mécénat et à la générosité des donateurs. Le communiqué précise qu’une douzaine d’opérations seront conduites entre 2027 et 2033. Parmi les chantiers les plus emblématiques figure la restauration de la grande rosace occidentale, chef-d’œuvre du XIIIᵉ siècle, qui n’a plus fait l’objet d’une restauration complète depuis les travaux menés par Viollet-le-Duc au XIXᵉ siècle. Les façades du transept nord, plusieurs sculptures médiévales ainsi que d’autres éléments architecturaux particulièrement fragilisés seront également restaurés.
Cette annonce rappelle que la réouverture de Notre-Dame au culte, en décembre 2024, ne marquait pas la fin du chantier. Elle constituait une étape majeure permettant aux fidèles de retrouver leur cathédrale, mais de nombreuses interventions restaient encore à programmer afin d’assurer la préservation durable de ce chef-d’œuvre du patrimoine religieux. Le communiqué souligne ainsi la volonté d’aller au-delà des seules réparations rendues nécessaires par l’incendie du 15 avril 2019. Certaines parties de l’édifice, éprouvées par les siècles, nécessitaient depuis longtemps d’importants travaux de conservation. Cette nouvelle campagne permettra donc non seulement de réparer, mais aussi de restaurer des éléments qui n’avaient pu être intégrés au premier chantier.
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L’appel au mécénat constitue désormais un enjeu essentiel. L’immense élan de générosité suscité par l’incendie avait permis de financer la reconstruction et la réouverture de la cathédrale dans des délais remarquablement courts. Les responsables du chantier espèrent aujourd’hui mobiliser une nouvelle fois les donateurs afin de réunir les 130 millions d’euros encore nécessaires pour mener à bien cette ultime étape.
Au-delà de sa valeur patrimoniale universellement reconnue, Notre-Dame de Paris demeure avant tout une cathédrale vivante, où la prière, les célébrations liturgiques ont pleinement repris. En annonçant cette nouvelle phase de travaux, le communiqué du 3 juillet rappelle que la restauration de Notre-Dame ne consiste pas seulement à sauvegarder un monument exceptionnel, mais aussi à transmettre aux générations futures l’un des plus grands symboles de la foi chrétienne et de l’histoire de la France.


