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Quelles figures de sainteté pour accompagner la jeunesse du monde à Séoul en 2027 ?

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À travers cinq figures issues d’horizons culturels et historiques variés, c’est une véritable pédagogie de la foi qui se dessine, attentive aux défis contemporains sans renoncer à l’exigence évangélique

À l’horizon des prochaines Journées mondiales de la Jeunesse 2027, l’Église propose à la jeunesse un ensemble de repères spirituels à la fois clairs et exigeants. À travers cinq figures issues d’horizons culturels et historiques variés, c’est une véritable pédagogie de la foi qui se dessine, attentive aux défis contemporains sans renoncer à l’exigence évangélique.

Selon l’annonce relayée par Vatican News, la rencontre de Séoul sera placée sous le patronage de saints dont les itinéraires, singuliers et complémentaires, traduisent la catholicité de l’Église, à la fois enracinée et tournée vers le monde.

La présence de Jean-Paul II revêt une dimension fondatrice. Initiateur des Journées mondiales de la Jeunesse, il en demeure l’inspirateur profond. Marqué par les drames du XXe siècle, il n’a cessé d’appeler les jeunes à exercer une liberté habitée par la vérité, refusant les séductions d’un relativisme sans repères. Sa parole, à la fois paternelle et exigeante, continue d’irriguer l’esprit des JMJ, conçues comme une expérience ecclésiale et spirituelle avant d’être un rassemblement de masse.

Avec André Kim Taegon, c’est la mémoire d’une Église éprouvée qui est convoquée. Premier prêtre coréen, il fut ordonné dans un contexte de persécutions avant de donner sa vie pour le Christ. Son témoignage s’inscrit dans l’histoire singulière d’un christianisme coréen porté, à ses débuts, par des laïcs animés d’un profond désir de vérité. Il rappelle que la foi chrétienne engage toute l’existence et peut conduire jusqu’au témoignage ultime.

La figure de Joséphine Bakhita introduit quant à elle une dimension de guérison et de réconciliation. Arrachée à son enfance par l’esclavage, elle a trouvé dans la rencontre du Christ une liberté intérieure que rien ne pouvait plus aliéner. Sa vie religieuse fut marquée par une douceur humble et un pardon sans amertume. À travers elle, l’Église donne à voir une espérance capable de traverser les blessures les plus profondes de l’histoire humaine.

Le parcours de Carlo Acutis vient rejoindre de manière particulièrement directe l’expérience des jeunes générations. Adolescent de son temps, familier des outils numériques, il a su orienter ses compétences vers l’annonce de l’Évangile, notamment en mettant en lumière la centralité de l’Eucharistie. Sa courte existence manifeste que la sainteté n’est ni lointaine ni inaccessible, mais qu’elle se joue dans la fidélité des gestes ordinaires, vécus sous le regard de Dieu.

Enfin, Françoise-Xavière Cabrini rappelle avec force la dimension missionnaire de toute vie chrétienne. Envoyée auprès des migrants italiens aux États-Unis, elle a conjugué une foi ardente et un engagement concret au service des plus vulnérables, fondant écoles, hôpitaux et œuvres sociales. Son témoignage éclaire, dans le contexte actuel de mobilités humaines, la responsabilité chrétienne d’accueillir et de servir.

À travers ces cinq figures, une ligne de force se dégage. L’Église ne propose pas un idéal abstrait, mais des existences transfigurées par la rencontre du Christ. Fidélité dans l’épreuve, capacité de pardon, sens de la mission, enracinement dans la prière et attention au monde composent une vision cohérente de la vie chrétienne. À Séoul, en 2027, cette constellation de témoins offrira aux jeunes bien davantage qu’un modèle : une invitation à inscrire leur propre vie dans cette dynamique de foi vivante et incarnée.

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