Depuis 2000 ans

[ SYNODE ] : le huit clos des experts…

Un comité de 22 personnes a lancé cette semaine le processus d’écriture du document de travail du Synode sur la synodalité, qui sera la feuille de route des discussions lors de la réunion des évêques en octobre. Selon une déclaration du Secrétariat général du Synode des évêques du 12 avril, un “groupe d’experts des cinq continents” se réunit au Vatican jusqu’au 19 avril “avec pour objectif de commencer la réflexion qui conduira ultérieurement à la rédaction de l’Instrumentum Laboris, le document de travail pour la première session de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques”.

L’Instrumentum Laboris, en latin “document de travail”, cadre les discussions du Synode des évêques. Pendant un synode, les évêques font des commentaires et des observations sur le document de travail et se réunissent en petits groupes de discussion pour proposer des modifications au texte ou suggérer de nouveaux textes et des domaines supplémentaires à prendre en considération.

Pour commencer à rédiger le document de travail, le groupe d’experts se réunira à huis clos pour discuter de la phase continentale du Synode sur la synodalité dans son ensemble et analyser les sept documents finaux soumis par chacune des assemblées régionales.

L’analyse du comité mettra en évidence les tensions et les priorités à approfondir lors de l’assemblée d’octobre.

Qui travaille sur le document de travail ?

Le Vatican a publié les noms des 22 personnes qui contribueront à la première étape du processus d’écriture de ce document. Seuls quatre des participants mentionnés sont les mêmes “experts” qui ont aidé à rédiger le document de travail pour guider la phase continentale du synode l’automne dernier : l’archevêque australien Timothy Costelloe ; le monsignore italien Piero Coda ; la professeure australienne Susan Pascoe ; et Mauricio Lopez, responsable de l’action pastorale pour le Conseil épiscopal latino-américain (CELAM). Parmi les personnes travaillant sur le nouveau document synodal, on trouve l’évêque américain Daniel Flores de Brownsville, au Texas ; Sœur Nathalie Becquart ; et le Père Giacomo Costa, SJ, qui a servi de secrétaire de la communication pour le synode de l’Amazonie. Les deux autres évêques contribuant au processus d’écriture sont l’évêque Luis Marín de San Martín, secrétaire général adjoint du synode, et l’évêque Lucio Muandula de Xai-Xai, au Mozambique.

En plus de Becquart et Pascoe, quatre autres femmes participent à la réunion de rédaction. Anna Rowlands, professeure de pensée sociale catholique à l’université de Durham au Royaume-Uni, et Myriam Wijlens, professeure de droit canonique à l’université d’Erfurt en Allemagne, participent, tout comme la sœur Shizue Hirota, missionnaire mercedarienne du Japon, et la sœur franciscaine Marie-Kolbe Zamora du Texas.

Recevez chaque jour notre newsletter !