C’est un appel à réveiller la foi chrétienne, à retrouver le courage de la transmettre et à replacer le Christ au cœur des familles et de la société qu’a lancé le pape Léon XIV, ce dimanche 8 novembre, lors de la messe célébrée sur la place de la cathédrale-basilique de Florida, devant le sanctuaire national de la Vierge des Trente-Trois, patronne de l’Uruguay.
🚨 « N'ayez pas peur de dire : Je suis chrétien, je suis catholique, je crois en Jésus Christ ! "
— Tribune Chrétienne (@tribuchretienne) November 8, 2026
➡️Le Pape Léon XIV exhorte les Uruguayens à assumer pleinement leur foi avec fierté et sans crainte
📍 Déclaration faite lors de sa halte à Juanicó (Canelones) – extrait images… pic.twitter.com/kqVBo7C5U0
Quelques heures auparavant, lors de sa halte à Juanicó, dans le département de Canelones, le Saint-Père avait déjà exhorté les fidèles à affirmer publiquement leur appartenance au Christ : « N’ayez pas peur de dire : “Je suis chrétien, je suis catholique, je crois en Jésus-Christ.” » Une invitation à assumer pleinement son identité chrétienne qui trouve un prolongement dans son homélie de Florida.
Au terme de son séjour en Uruguay, première étape de son voyage apostolique en Amérique latine, le Souverain Pontife a livré une méditation profondément mariale, traversée par une interrogation essentielle : comment transmettre la foi dans une société où tant de baptisés se sont éloignés de l’Église ? Le pape a d’abord rappelé les racines chrétiennes de la nation uruguayenne. Évoquant l’année 1825, lorsque les artisans de l’indépendance placèrent leur entreprise sous la protection de la Vierge Marie, il a affirmé : « L’histoire des peuples ne peut pas non plus être pleinement comprise si l’on fait abstraction de Dieu. »
Cette affirmation dépasse largement les frontières de l’Uruguay. Dans des sociétés occidentales où la mémoire chrétienne tend à s’effacer du récit national, Léon XIV rappelle que la foi n’est pas seulement une conviction privée. Elle a façonné l’histoire, la culture et l’identité spirituelle des peuples. Mais c’est surtout aux familles que le Saint-Père a consacré les passages les plus poignants de son homélie. S’adressant aux mères et aux grands-mères qui ont transmis la foi à leurs enfants, parfois sans en voir les fruits, il a évoqué leur souffrance devant l’éloignement religieux des nouvelles générations :« Vous avez appris à vos enfants à prier et, aujourd’hui, ces enfants ne prient plus. Vous alliez ensemble à la messe et cela fait des années qu’ils n’ont pas mis les pieds dans une église. »
À ces femmes confrontées à la déchristianisation jusque dans leur propre foyer, le pape a adressé une parole d’espérance, rappelant l’exemple de sainte Monique, qui pria pendant des années pour la conversion de son fils, le futur saint Augustin. « Ne considérez pas comme perdu ce que vous avez semé », a-t-il insisté, avant de lancer cette exhortation : « Mères et grands-mères : ne vous lassez pas de transmettre la foi ! »
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Léon XIV a également rappelé aux pères et aux grands-pères leur responsabilité spirituelle, en prenant saint Joseph pour modèle : « Chers pères et grands-pères, les jeunes ont besoin de vous voir prier, de vous voir vous approcher des sacrements, de vous voir traiter vos épouses avec respect, de vous voir demander pardon et de vous voir vivre avec honnêteté, même lorsque cela exige des sacrifices. »
Et cette formule particulièrement forte : « Un fils apprend beaucoup en voyant que son père peut s’agenouiller devant Dieu sans se sentir moins homme pour autant. »
Cette conception profondément chrétienne de la paternité rappelle que l’autorité véritable ne repose pas sur la domination, mais sur l’exemplarité, l’humilité devant Dieu et la fidélité aux engagements. Le père chrétien n’est pas seulement appelé à transmettre des valeurs : il doit témoigner, par sa propre vie, de la primauté de Dieu.
Le pape a ensuite rappelé que toute dévotion mariale authentique conduit nécessairement à Jésus-Christ. Marie ne retient rien pour elle-même : elle conduit les hommes vers son Fils. « Cette rencontre avec le Maître est le but de toute évangélisation et de toute authentique dévotion mariale », a-t-il déclaré. Mais le passage le plus directement missionnaire est intervenu à la fin de l’homélie. Refusant toute attitude d’attente passive face à la déchristianisation, Léon XIV a lancé : « Uruguay, il faut se mettre en route ! Il faut rentrer à nouveau dans les maisons, aller à la rencontre des personnes, écouter leurs questions et leur apporter le Christ ! »
Il ne s’agit plus seulement de conserver les communautés existantes, mais de retrouver l’élan apostolique des premiers chrétiens. Une Église qui ne se contente pas d’accueillir ceux qui viennent encore à elle, mais qui ose rejoindre ceux qui ne viennent plus. Enfin, dans un geste solennel, le pape a annoncé vouloir consacrer à nouveau l’Uruguay à la Vierge Marie, en déposant une Rose d’Or devant son image. Sa prière finale a revêtu une dimension spirituelle particulièrement forte : il a demandé à Dieu que, par l’intercession de Marie, « Il brise les œuvres du démon et préserve le bien-aimé Uruguay de tout ce qui voudrait l’éloigner du Christ ».
Une conclusion qui rappelle que, pour l’Église catholique, l’évangélisation n’est pas seulement un enjeu culturel ou sociologique, mais un véritable combat spirituel dont la finalité demeure le salut des âmes.
VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
EN URUGUAY, EN ARGENTINE ET AU PÉROU
6-17 novembre 2026
MESSE
HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE
Place de la Cathédrale-Basilique de Florida, Sanctuaire National de la Vierge des Trente-Trois, Florida
Dimanche 8 novembre 2026
Chers fils et chères filles de cette terre uruguayenne,
c’est avec beaucoup d’enthousiasme, aux côtés de Notre-Dame des Trente-Trois, que je me trouve aujourd’hui ici parmi vous. Je viens en pèlerin pour partager la foi et l’affection avec lesquelles ce peuple vénère depuis des générations la Mère de Dieu. À ceux qui sont venus de différents endroits, à ceux qui font le pèlerinage jusqu’ici depuis des années et à ceux qui s’approchent aujourd’hui pour la première fois, je vous enveloppe de toute mon affection et je vous confie à la protection de Marie.
La Parole de Dieu nous présente aujourd’hui deux femmes qui ont vécu à des époques très différentes et sur lesquelles repose presque la même bénédiction. À Judith, après la libération de son peuple, on dit : « Bénie sois-tu, ma fille, par le Dieu Très-Haut, plus que toutes les femmes de la terre » (Jdt 13, 18). Plusieurs siècles plus tard, Élisabeth accueille Marie chez elle et s’écrie : « Tu es bénie entre toutes les femmes » (Lc 1, 42).
La tradition chrétienne a très tôt reconnu ce lien. Elle a vu en Judith une femme qui, dans un moment difficile pour son peuple, ne s’est pas laissée dominer par la peur. En priant et en jeûnant, elle a pris une décision qui l’a conduite à risquer sa propre vie (cf. Jdt 8-10). Lorsque la victoire est venue, Judith ne s’en est pas attribué le mérite. Elle savait bien qui avait sauvé Israël et disait : « Chantez pour mon Dieu sur les tambourins. Jouez pour le Seigneur sur les cymbales » (Jdt 16, 1). C’est pourquoi les paroles avec lesquelles son peuple l’accueille sont si grandioses : « Tu es la gloire de Jérusalem, tu es l’orgueil d’Israël, tu es la fierté de notre race » (Jdt 15, 9). En Judith, le peuple célébrait ce que Dieu avait accompli en sa faveur.
Entendre aujourd’hui ces paroles devant la Patronne de ce pays revêt une résonance particulière. Cette petite image est liée à un moment décisif de l’histoire de l’Uruguay. En 1825, ceux qui luttaient pour la liberté de cette terre se sont eux aussi tournés vers Marie, afin de placer ce commencement sous sa protection. Ce geste nous rappelle que l’histoire des peuples ne peut pas non plus être pleinement comprise si l’on fait abstraction de Dieu. Ainsi, dès l’un des moments fondateurs de la patrie, l’Uruguay s’est trouvé intimement lié à une Mère. Depuis lors, plusieurs générations se sont succédé, les circonstances ont changé, tout comme le rapport de nombreux Uruguayens à la foi. Elle est restée ici. Tandis que Marie accompagnait l’histoire de ce peuple, dans tant de foyers, ce sont d’autres femmes qui ont préservé la foi et l’ont transmise à leurs enfants.
Je pense aux mères qui ont mis sur les lèvres de leurs enfants les premiers mots de prière, qui les ont emmenés se faire baptiser, qui les ont préparés à recevoir les sacrements et qui leur ont enseigné à vivre la charité chrétienne. Je pense aux grands-mères qui ont entretenu un autel chez elles, qui ont prié pour les vivants et pour les défunts, qui ont rendu Dieu présent dans les choses ordinaires de la vie. Dès les premiers temps de l’Église, on retrouve quelque chose de similaire : derrière la foi de Timothée se cachaient deux noms de femmes. L’Apôtre évoque avec affection sa grand-mère Loïde et sa mère Eunice, en qui avait d’abord habité cette “foi sincère” que Paul reconnaissait également en lui (cf. 2 Tm 1, 5). L’Écriture nous dit peu de choses sur ces deux femmes. Nous savons toutefois que celui qui allait devenir un proche collaborateur de saint Paul s’est nourri de cette foi apprise au sein de sa famille (cf. Ac 16, 1-3).
Cette terre compte également des noms de femmes inscrits dans son histoire de foi. Parmi elles figure sainte Marie-Françoise Rubatto qui a souhaité rester parmi vous et servir ici les plus démunis. Il y a aussi les bienheureuses martyres Dolores et Consuelo Aguiar-Mella, deux sœurs nées à Montevideo. Ce sont des vies très différentes, mais chez ces trois femmes, on retrouve une fidélité poussée à l’extrême.
Mais la majeure partie de cette histoire n’a pas été consignée dans les livres. Elle s’est transmise silencieusement de génération en génération, au sein des familles. Lorsque l’on se demande d’où vient la foi que l’on porte en soi, c’est souvent le nom d’une femme en particulier qui vient à l’esprit : une mère, une grand-mère, une marraine, une religieuse, une catéchiste. Nous ne nous souvenons peut-être pas de toutes les paroles qu’elles nous ont dites, mais nous nous souvenons de la façon dont elles priaient, dont elles parlaient du Seigneur et avec quelle conviction elles vivaient ce qu’elles nous enseignaient.
À toutes ces femmes, je voudrais aujourd’hui vous dire merci. Merci d’avoir cru et d’avoir maintenu ouvert, dans tant de familles, un chemin vers Dieu. Certaines ont pu le faire en s’appuyant sur une tradition familiale ancestrale ; d’autres ont dû soutenir cette foi au prix d’un effort plus grand, peut-être sans toujours trouver de compréhension ou de soutien au sein de leur propre foyer. Je sais que beaucoup d’entre vous portent une peine bien concrète. Vous avez appris à vos enfants à prier et, aujourd’hui, ces enfants ne prient plus. Vous alliez ensemble à la messe et cela fait des années qu’ils n’ont pas mis les pieds dans une église. Vous avez parlé de Dieu à vos petits-enfants et, aujourd’hui, vous ne savez pas si ces paroles ont laissé une trace. Parfois, vous vous demandez si vous avez commis une erreur ou si tout cela s’est finalement perdu. Permettez-moi de rappeler ici sainte Monique. Elle connaissait bien cette douleur. Elle a prié pendant des années pour un fils qui semblait s’éloigner de plus en plus de Dieu, et elle n’a cessé de faire confiance à la grâce. C’est pourquoi, ne considérez pas comme perdu ce que vous avez semé. Le Seigneur lui-même nous a enseigné que la graine peut pousser sans que le semeur sache comment (cf. Mc 4, 27).
Mères et grands-mères : ne vous lassez pas de transmettre la foi ! Prêchez par votre vie, mais aussi par vos paroles. Insistez sur la prière, l’amour et l’espérance : insistez à temps et à contretemps (cf. 2 Tm 4, 2). Faites-le avec patience, sans dureté ni découragement. Même si vos proches semblent loin de Dieu, continuez à les présenter à Lui. Ne cessez pas de les bénir, de les accompagner, de leur rappeler avec simplicité ce qu’ils ont reçu un jour. Il y a des portes que vous ne pouvez pas ouvrir, mais que Dieu peut ouvrir.
Je voudrais également m’adresser aux hommes, aux pères et aux grands-pères. Vos fils et petits-enfants ont besoin de voir que la foi occupe une place réelle dans la vie des hommes de votre famille. Imitez saint Joseph qui a assumé la tâche d’éduquer Jésus, en l’emmenant au temple, en lui apprenant à travailler honnêtement et en lui montrant que Dieu doit occuper la première place dans la vie de chacun. Chers pères et grands-pères, les jeunes ont besoin de vous voir prier, de vous voir vous approcher des sacrements, de vous voir traiter vos épouses avec respect, de vous voir demander pardon et de vous voir vivre avec honnêteté, même lorsque cela exige des sacrifices. Un fils apprend beaucoup en voyant que son père peut s’agenouiller devant Dieu sans se sentir moins homme pour autant.
L’Écriture demande au peuple que les paroles reçues de Dieu demeurent dans son cœur et qu’il les enseigne à ses enfants, en en parlant « à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé » (Dt 6, 6-7). Dieu avait sa place dans les conversations, dans les décisions et dans la vie quotidienne du foyer. C’est ainsi que les enfants apprenaient que la foi reçue de leurs parents était aussi celle qui guidait la vie de ces derniers. Les évêques, les prêtres et les personnes consacrées sont eux aussi appelés à soutenir les familles dans cette tâche, en exerçant avec générosité leur paternité et leur maternité spirituelles, en accompagnant ceux qui vacillent et en aidant un grand nombre à retrouver le chemin de Dieu.
Transmettre la foi, c’est conduire les autres vers le Christ que nous avons nous-mêmes reçu. Marie nous montre précisément comment y parvenir. Dans l’Évangile, Élisabeth l’accueille en s’écriant : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni » (Lc 1, 42). Marie ne garde pas cette louange pour elle. Élisabeth la proclame bienheureuse et elle répond en chantant les merveilles du Seigneur (cf. Lc 1, 46-55). À Cana, lorsqu’on fait appel à elle, elle les renvoie vers son Fils : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5).
Saint Paul, dans la deuxième lecture, formule explicitement une vérité que toute la vie de Marie proclame : « Il n’y a qu’un seul Dieu ; il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus » (1 Tm 2, 5). Toute la grandeur de Marie naît de sa relation avec le Christ : elle l’accueille, elle vit de Lui et elle conduit les autres vers Lui. Cette rencontre avec le Maître est le but de toute évangélisation et de toute authentique dévotion mariale. Le Fils de Dieu s’est livré pour tous ; personne ne peut être exclu de la prière de l’Église. C’est pourquoi saint Paul nous demande de prier « pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité » (1 Tm 2,2), ainsi que pour tous les hommes, car Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2,4).
En cette fête de la Patronne de l’Uruguay, présentons tout ce peuple au Seigneur. Prions pour ceux qui ont la responsabilité de le gouverner, afin qu’ils recherchent avec droiture le bien de tous ; pour les familles, pour les jeunes, pour ceux qui souffrent, pour ceux qui se sentent éloignés de Dieu et pour ceux qui ont besoin de revenir vers Lui et de changer de vie.
Saint Luc nous montre comment commence cette mission. Après avoir conçu le Fils de Dieu, Marie « se mit en route et se rendit avec empressement » (1, 39). Elle n’attend pas qu’Élisabeth vienne la chercher : elle part à sa rencontre et entre dans sa maison en emportant avec elle le Seigneur. Là, l’enfant tressaille de joie et Élisabeth est remplie de l’Esprit Saint (cf. Lc 1, 41-44). Ce geste de Marie nous indique également le chemin à suivre. Nous ne pouvons pas toujours attendre que ceux qui se sont éloignés reviennent d’eux-mêmes. Uruguay, il faut se mettre en route ! Il faut rentrer à nouveau dans les maisons, aller à la rencontre des personnes, écouter leurs questions et leur apporter le Christ ! Chacun sait vers qui il doit faire ce pas : peut-être un enfant, un ami, un voisin, quelqu’un qui a cessé de croire il y a longtemps ou qui n’a jamais eu près de lui une personne pour lui parler de Dieu.
Que la Reine du Ciel soutienne ceux qui continuent à semer la foi et qu’elle nous apprenne à reconnaître le Christ dans le pauvre, dans le malade et dans celui qui est seul, et à l’amener là où il n’est pas encore connu.
Dans un instant, je déposerai la Rose d’Or devant cette image. Par ce geste, je souhaite honorer celle qui est véritablement « la fierté de notre race » (Jdt 15, 9) et rendre visible l’accomplissement de ces paroles qu’elle a elle-même prononcées : « Tous les âges me diront bienheureuse » (Lc 1, 48).
À Marie, Capitaine et Guide de ce peuple, je souhaite consacrer à nouveau cette nation, confier à sa protection cette terre et tous ceux qui y vivent, et supplier Dieu que, par sa puissante intercession, Il brise les œuvres du démon et préserve le bien-aimé Uruguay de tout ce qui voudrait l’éloigner du Christ. Que cette Rose d’Or, offerte en signe de vénération et d’amour filial, rappelle également à ses enfants qu’ils sont appelés à l’imiter : à aimer le Christ comme Elle l’a aimé, à le porter aux autres comme Elle l’a porté. Ainsi soit-il.
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Remerciements à la fin de la Messe
À l’issue de la célébration eucharistique, et avant de prendre congé de ce cher pays, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont rendu ma visite possible : les Autorités civiles et religieuses, les équipes qui ont organisé chaque événement et les bénévoles, les familles et les communautés qui se sont mobilisées et ont collaboré pour que nous puissions vivre ensemble ces journées, ainsi que les personnes qui nous ont accompagnés à travers les médias. On m’avait dit que, bien que l’Uruguay soit un pays relativement petit, son peuple a un cœur généreux et est capable de grandes choses. Cela s’est clairement manifesté au cours de ces derniers jours. Vous avez tout très bien préparé. Merci du fond du cœur !
Nous avons partagé joyeusement la joie de la foi en Christ, et nous sommes témoins que cette joie n’a cessé de grandir au fil des jours. Ce que nous avons vécu à Montevideo, à Paysandú et ici, à Florida, rayonne sur le reste du pays et sur le monde entier. Telle est la logique de la foi : ce que nous avons reçu et que nous offrons gratuitement, par la grâce de Dieu, se multiplie, ouvre de nouveaux horizons et enrichit nos vies, en leur donnant un sens nouveau. Chers frères et sœurs d’Uruguay, continuez à multiplier la foi, l’espérance et la charité, continuez à vivre et à annoncer la joie qui jaillit de la rencontre avec notre Seigneur Jésus-Christ, et vous découvrirez ainsi une vie pleine et féconde.
Par l’intercession de la Vierge des Trente-Trois, je demande à Dieu de bénir le peuple uruguayen et de le guider sur les chemins de l’unité et de la paix. Je vous porte dans mon cœur et je vous demande de continuer à m’accompagner par vos prières. Merci beaucoup, Uruguay ! »
Source Vatican


