Dans la nuit du 16 mars 2026, des missiles balistiques tirés par l’Iran vers Israël ont été interceptés au-dessus de Jérusalem. Des fragments sont tombés dans la Vieille Ville, à proximité immédiate du Saint-Sépulcre, où se trouvent le Golgotha et le tombeau du Christ. L’église n’a pas été endommagée, mais la guerre s’est approchée à quelques mètres de l’un des lieux les plus sacrés du christianisme. Selon les informations rapportées notamment par l’agence Reuters, des fragments de missiles et des débris des intercepteurs sont ensuite retombés autour de la Vieille Ville de Jérusalem, à proximité de plusieurs sites religieux majeurs.
La police israélienne a indiqué que ces débris ont été retrouvés près de plusieurs lieux saints, dont les abords du Saint-Sépulcre ainsi que le secteur de l’esplanade des Mosquées. Les autorités ont précisé qu’aucune victime n’avait été signalée dans ce secteur et que l’église du Saint-Sépulcre n’avait pas subi de dégâts majeurs malgré la chute de fragments dans les environs.
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De son coté l’ambassadeur d’Israël auprès du Saint-Siège, Yaron Sideman a précisé :
« Hier soir, le régime iranien a lancé des missiles sur Jérusalem, frappant des sites sacrés des trois religions dans la Vieille Ville, parmi lesquels la zone de la basilique du Saint-Sépulcre, l’esplanade du Temple, la cour de la mosquée al-Aqsa et les environs du Mur occidental. Le régime de terreur iranien, poursuit-il, dirige ses missiles contre Jérusalem, une ville habitée par plus d’un million de juifs, de musulmans et de chrétiens. Prendre pour cible les lieux les plus sacrés des trois religions démontre une fois de plus la nature sombre et meurtrière du régime des ayatollahs imposé au peuple iranien ». Selon le diplomate israélien, « une telle transgression n’est pas seulement barbare, elle est fondamentalement sans précédent : elle représente une violation des valeurs partagées par toutes les personnes civilisées et devrait être condamnée avec force ».
Rappelons que le Saint-Sépulcre se situe au cœur du quartier chrétien de la Vieille Ville. La basilique abrite le Golgotha, lieu de la crucifixion du Christ, ainsi que le tombeau où Jésus fut enseveli avant sa Résurrection. Depuis près de deux mille ans, ce sanctuaire est l’un des centres religieux les plus importants du monde chrétien. La chute de débris de missiles à quelques pas de ce lieu sacré a provoqué une vive émotion. Dans un périmètre de quelques centaines de mètres se trouvent en effet plusieurs sanctuaires parmi les plus importants du monde, ce qui rend chaque escalade militaire particulièrement inquiétante pour les communautés religieuses présentes à Jérusalem.
Malgré la tension et l’alerte provoquée par cette attaque de missiles, la basilique du Saint-Sépulcre est restée intacte et les activités religieuses ont pu reprendre. Les autorités israéliennes ont poursuivi les opérations de sécurisation dans la Vieille Ville après la chute de ces fragments liés aux interceptions de missiles.
Pour de nombreux chrétiens, l’épisode survenu dans la nuit du 16 mars 2026 rappelle une vérité ancienne de la doctrine catholique. L’Église n’a jamais enseigné un pacifisme absolu qui fermerait les yeux sur la réalité du mal et de l’agression. Depuis saint Augustin et saint Thomas d’Aquin, la tradition chrétienne reconnaît la notion de guerre juste, c’est-à-dire le droit légitime pour un peuple de se défendre lorsque la paix est menacée et qu’une agression devient manifeste. Dans les événements récents, l’agresseur est clairement identifié. C’est l’Iran qui a lancé des missiles vers Israël , faisant tomber des débris jusque dans la Vieille Ville de Jérusalem, à proximité du Saint-Sépulcre. Face à une telle menace, certains commentateurs dénoncent parfois le caractère outrancier de certains propos tenus aux États-Unis.Mais on peut aussi se demander si l’outrance de certains mots n’est pas peu de chose face à la gravité de la menace que fait peser aujourd’hui le régime iranien sur la région.


