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[ Vidéo ] Le pape Léon XIV découvre la Ferrari Luce, la révolution électrique du Cheval cabré

John Elkann, président de Ferrari a offert un volant au  pape Léon XIV - capture écran
John Elkann, président de Ferrari a offert un volant au pape Léon XIV - capture écran
Première Ferrari entièrement électrique de l'histoire de la marque et première Ferrari à cinq places, la nouvelle Luce a été présentée au pape Léon XIV lors d'une rencontre à Castel Gandolfo. Un événement hautement symbolique qui marque l'entrée du constructeur italien dans une nouvelle ère technologique

Le pape Léon XIV a reçu mardi 26 mai à Castel Gandolfo une visite peu ordinaire. Une délégation de Ferrari conduite par son président, John Elkann, et par le directeur général Benedetto Vigna, est venue présenter au Saint-Père la toute nouvelle Ferrari Luce, modèle appelé à entrer dans l’histoire comme la première Ferrari 100 % électrique jamais produite.

Les images diffusées par plusieurs médias italiens montrent le pape prenant place à bord du véhicule, découvrant son habitacle et échangeant avec les responsables du constructeur de Maranello. Un moment qui a immédiatement suscité l’intérêt de la presse italienne, tant en raison du caractère inédit du véhicule que de la personnalité du visiteur. Selon le communiqué publié par Ferrari, la rencontre a été marquée par un échange qualifié de « moment de valeur humaine et symbolique extraordinaire ». Le constructeur a également confirmé que John Elkann avait remis au Saint-Père le volant de la voiture en cadeau, geste symbolique destiné à marquer cette rencontre historique.

La Ferrari Luce représente probablement la transformation la plus importante de la marque depuis plusieurs décennies.Depuis sa fondation en 1947 par Enzo Ferrari, le constructeur italien a bâti sa réputation mondiale sur des moteurs d’exception, du V8 au légendaire V12, dont le rugissement constitue presque une signature culturelle.Avec la Luce, Ferrari franchit un pas inédit : l’abandon du moteur thermique au profit d’une propulsion entièrement électrique.Cette évolution ne constitue pas seulement une innovation technique. Elle marque aussi une profonde mutation de l’industrie automobile européenne confrontée aux nouvelles exigences environnementales et à la transition énergétique.

Autre nouveauté majeure : la Luce est également la première Ferrari conçue pour accueillir cinq personnes. La marque au Cheval cabré, traditionnellement associée aux coupés sportifs deux places ou aux configurations quatre places, s’adresse désormais à une clientèle familiale de très haut niveau. Si l’arrivée de la Ferrari électrique est saluée par certains observateurs comme une avancée technologique majeure, elle suscite également de nombreuses réserves parmi les passionnés de la marque.Pour beaucoup d’amateurs de Ferrari, une voiture du constructeur italien ne se résume pas à ses performances. Elle est aussi porteuse d’une histoire, d’une sonorité et d’une expérience mécanique uniques.

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Plusieurs personnalités du monde automobile italien ont exprimé leurs interrogations sur cette évolution. L’ancien président de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, a notamment fait part de ses réserves concernant cette nouvelle orientation.

Au-delà des débats techniques, la Luce apparaît déjà comme un symbole des tensions qui traversent aujourd’hui l’industrie européenne entre tradition et innovation. La présentation du véhicule au pape Léon XIV ne relève pas du simple hasard. Le Saint-Père a lui-même multiplié depuis son élection les réflexions sur les enjeux éthiques liés aux nouvelles technologies, à l’intelligence artificielle et aux transformations du monde contemporain. Dans ce contexte, voir la plus célèbre marque automobile italienne présenter au pape son véhicule le plus innovant prend une dimension particulière. Le nom même du modèle, « Luce », qui signifie « lumière » en italien, n’a échappé à personne. Dans la tradition chrétienne, la lumière demeure l’un des symboles les plus puissants de la vérité, de l’espérance et de la présence divine.

Cette rencontre entre le successeur de Pierre et l’un des fleurons de l’industrie italienne illustre aussi une réalité souvent rappelée par l’Église : le progrès technique n’est ni bon ni mauvais en lui-même. Tout dépend de l’usage que l’homme en fait et de sa capacité à mettre la technologie au service de la personne humaine plutôt qu’à son détriment. À travers cette présentation, Ferrari entend démontrer qu’il est possible de préserver l’excellence italienne tout en entrant dans une nouvelle époque. Le constructeur mise sur la Luce pour convaincre une clientèle internationale fortunée que la mobilité électrique peut également rimer avec prestige, luxe et performances.Reste à savoir si les passionnés adhéreront à cette vision. Une chose est certaine : avec cette première Ferrari entièrement électrique, le constructeur de Maranello tourne une page de son histoire.

Et c’est au pape Léon XIV qu’il a choisi de présenter officiellement ce nouveau chapitre. Un geste qui dépasse largement le simple cadre automobile et qui témoigne, une fois encore, du rôle singulier que continue de jouer le Saint-Siège dans l’imaginaire culturel et symbolique de l’Italie.

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