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Coupe du monde 2026 : les évêques mexicains appellent à faire du football un chemin de fraternité

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Alors que la Coupe du monde de football s’ouvre mercredi 11 juin au Mexique, aux États-Unis et au Canada, l’Église catholique mexicaine voit dans cet événement planétaire bien plus qu’une compétition sportive

Du 11 juin au 19 juillet 2026, la Coupe du monde de football réunira pour la première fois 48 nations dans une compétition organisée conjointement par le Mexique, les États-Unis et le Canada. Pour le Mexique, qui accueille le match d’ouverture à Mexico, l’événement revêt une portée particulière : le pays devient le premier de l’histoire à accueillir trois Coupes du monde. À la veille du tournoi, les évêques mexicains ont publié un message remarqué dans lequel ils présentent le Mondial comme « une opportunité de fraternité et de croissance dans un climat de respect ». Loin des seules considérations sportives, ils voient dans cette compétition un moment privilégié pour renforcer les liens entre les peuples et promouvoir une culture de la rencontre.

Cette prise de parole s’inscrit dans une longue tradition de réflexion de l’Église sur le sport. Depuis plusieurs décennies, les papes rappellent régulièrement que la pratique sportive peut devenir une école de vertus humaines : maîtrise de soi, esprit d’équipe, respect des règles et sens du sacrifice. Les évêques mexicains soulignent que des millions de personnes, venues de cultures, de langues et de traditions différentes, vont partager pendant plusieurs semaines la même passion. Dans un monde souvent marqué par les conflits et les polarisations, ils invitent à faire de cette fête du football un témoignage concret de coexistence pacifique.

Cette approche rejoint les appels répétés du pape Léon XIV. Quelques mois avant les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, le Saint-Père avait lui-même souhaité que les grands rendez-vous sportifs favorisent « l’amitié et la fraternité » entre les peuples et contribuent à bâtir « des ponts entre les cultures ». À ce stade, peu d’autres conférences épiscopales des pays organisateurs ont publié de déclarations aussi explicites sur le Mondial. Le message des évêques mexicains apparaît ainsi comme l’une des premières prises de position ecclésiales d’ampleur à l’occasion de cette compétition.

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Le contexte national donne d’ailleurs une résonance particulière à cet appel. Le Mexique traverse des difficultés économiques persistantes et demeure confronté à de fortes tensions sociales. Ces derniers jours encore, des manifestations d’enseignants ont perturbé plusieurs secteurs de la capitale à l’approche de l’ouverture du tournoi. Face à ces défis, les évêques proposent une lecture profondément chrétienne de l’événement. Le football, rappellent-ils en substance, ne doit pas devenir un prétexte à l’affrontement ou au nationalisme exacerbé, mais une occasion de reconnaître dans l’autre un frère. La victoire sportive, aussi importante soit-elle pour les supporters, ne saurait justifier le mépris, la violence ou l’humiliation des adversaires.

Dans un pays où le football occupe une place presque sacrée dans la vie populaire, cet appel pourrait trouver un écho particulier. Pour des millions de Mexicains, le ballon rond dépasse largement le cadre du simple divertissement et constitue un puissant facteur d’identité collective.À quelques heures du coup d’envoi, l’Église du Mexique invite donc les fidèles à vivre ce Mondial comme un temps de rencontre et de fraternité. Une manière de rappeler que, même sur les terrains de football, la paix commence souvent par le respect de celui qui porte un autre maillot.

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