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Le « premier père gay par GPA » poursuivi pour de nouveaux abus sexuels sur mineurs

Barrie Drewitt-Barlow, - capture écran
Barrie Drewitt-Barlow, - capture écran
Érigé pendant des années en symbole de la parentalité par gestation pour autrui au Royaume-Uni, Barrie Drewitt-Barlow est aujourd'hui au cœur d'une affaire judiciaire d'une gravité exceptionnelle

L’image médiatique soigneusement construite autour de Barrie Drewitt-Barlow, longtemps présenté comme le « premier père gay par mère porteuse » du Royaume-Uni, continue de s’effondrer. Âgé de 57 ans, cet homme d’affaires britannique est désormais visé par une série de nouvelles inculpations particulièrement graves, parmi lesquelles des faits d’activités sexuelles avec un enfant, plusieurs viols et agressions sexuelles. Son compagnon, Scott Drewitt-Barlow, 32 ans, est également poursuivi. Tous deux avaient déjà été inculpés dans une vaste affaire comprenant des accusations de viol, d’exploitation sexuelle et de traite d’êtres humains à des fins d’exploitation. Lors d’une audience devant la Crown Court de Chelmsford, les procureurs ont annoncé dix-huit nouvelles charges qui viennent considérablement alourdir le dossier.

Selon l’accusation, les deux hommes auraient ciblé de jeunes hommes, les auraient recrutés, gagnés à leur confiance avant de les attirer à leur domicile ou dans d’autres propriétés. Une audience de plaidoirie est prévue en septembre. Barrie Drewitt-Barlow avait acquis une notoriété internationale dès 1999 lorsqu’il fut présenté, avec son ancien compagnon Tony Drewitt-Barlow, comme le premier membre d’un couple homosexuel britannique à devenir père grâce à une gestation pour autrui. Le couple était également devenu le premier au Royaume-Uni à obtenir que les mentions « Parent One » et « Parent Two » remplacent « Père » et « Mère » sur un acte de naissance.

Au fil des années, Barrie Drewitt-Barlow a eu recours à plusieurs mères porteuses, donnant naissance à huit enfants. Il avait lui-même expliqué publiquement avoir sélectionné une donneuse d’ovocytes mannequin à Miami, rémunérée à hauteur d’environ 50 000 livres sterling.

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Dans une interview, il avait déclaré avoir voulu uniquement de « beaux enfants », affirmant ne pas vouloir d’enfants « laids », des propos qui avaient suscité une vive polémique.

Cette affaire dépasse aujourd’hui le seul cadre judiciaire. Cela rappelle que la GPA ne constitue pas seulement une question de technique de procréation, mais soulève des interrogations plus profondes sur la marchandisation du corps féminin, la sélection des caractéristiques des enfants et leur réduction possible à l’objet d’un projet conçu par des adultes. L’Église catholique rappelle de manière constante son opposition à la gestation pour autrui. Dans la déclaration Dignitas infinita, publiée en 2024, le Vatican qualifie la GPA de « violation grave de la dignité de la femme et de l’enfant », précisant que celui-ci possède une dignité propre qui

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