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Deux soldats israéliens tués au Liban : les chrétiens du Sud redoutent une nouvelle escalade

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Les communautés chrétiennes craignent désormais qu'une nouvelle escalade ne plonge une fois encore leurs villages dans la violence

La fragile accalmie observée depuis plusieurs semaines au Liban vient d’être brutalement interrompue. Ce jeudi 6 août, l’armée israélienne a annoncé la mort de deux de ses soldats tués lors d’une opération dans le sud du Liban. Quatre autres militaires ont également été grièvement blessés. Ces premières pertes israéliennes depuis le cessez-le-feu conclu à la fin du mois de juin interviennent à un moment particulièrement délicat pour la région, alors que les États-Unis poursuivent leurs efforts pour favoriser une désescalade durable au Moyen-Orient.

Quelques jours plus tôt, le président américain Donald Trump avait annoncé un accord présenté comme « historique » visant au désarmement progressif du Hamas dans la bande de Gaza. Si les modalités de cet accord restent encore à préciser, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de réduire l’influence des groupes armés soutenus par l’Iran. Dans le même esprit, les discussions engagées entre Israël, le Liban et les médiateurs internationaux portent sur la mise en œuvre de l’accord conclu fin juin, qui prévoit notamment le désarmement progressif du Hezbollah, organisation terroriste soutenue par Téhéran, en contrepartie d’un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban.

Selon les autorités israéliennes, l’opération au cours de laquelle les deux soldats ont trouvé la mort intervient dans un contexte de violations répétées de la trêve par le Hezbollah. Tsahal accuse le mouvement chiite de maintenir ses infrastructures militaires dans le sud du Liban, de poursuivre son réarmement et de compromettre l’application des engagements pris dans le cadre des négociations internationales. Rappelons que le Hezbollah ne constitue pas seulement une menace pour la sécurité d’Israël. Depuis des décennies, son arsenal militaire et son poids politique fragilisent également la souveraineté de l’État libanais.

De nombreux responsables chrétiens dénoncent régulièrement l’existence d’une milice armée échappant au contrôle de Beyrouth et entraînant le Liban dans des conflits dont une grande partie de la population ne veut pas.

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Les communautés chrétiennes du Sud-Liban figurent parmi les premières victimes de cette instabilité chronique. Implantées depuis les premiers siècles du christianisme dans des villages comme Rmeich, Aïn Ebel, Debel ou Qlayaa, elles vivent sous la menace permanente d’une reprise des combats. Beaucoup de familles ont déjà dû quitter leurs maisons, tandis que d’autres refusent d’abandonner leurs églises, leurs terres et leurs racines malgré les dangers.

Face à cette nouvelle flambée de violence, les patriarches et les évêques libanais continuent d’appeler au désarmement de toutes les milices et au rétablissement de l’autorité pleine et entière de l’État.

Pour eux, aucune paix durable ne pourra être obtenue tant que le Liban restera le théâtre d’affrontements entre groupes armés et puissances régionales. La mort de deux soldats israéliens rappelle combien le processus de désescalade demeure fragile. Alors que des efforts diplomatiques sont engagés pour favoriser le désarmement des organisations terroristes dans la région, cette nouvelle attaque fait craindre une remise en cause des avancées obtenues ces dernières semaines. Une perspective qui inquiète particulièrement les chrétiens du sud du Liban, dont les villages se retrouvent, une fois encore, au cœur des tensions et qui aspirent, comme l’immense majorité des Libanais, à retrouver enfin la paix.

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