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Léon XIV nomme douze nouveaux experts au Dicastère pour le développement humain intégral

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Économie, santé, théologie, écologie ou action caritative : le Vatican élargit le cercle des compétences mobilisées sur les grandes questions sociales. Une dirigeante américaine de la finance figure parmi les profils les plus remarqués

Le pape Léon XIV poursuit la mise en place des équipes appelées à accompagner le travail de la Curie romaine. Ce mardi 18 août, il a nommé douze personnalités auprès du Dicastère pour le Service du développement humain intégral, selon le bulletin officiel du Saint-Siège. Le terme employé par le Vatican est celui de « consulteurs ». Ces personnalités ne prennent pas la direction du dicastère et n’en assurent pas la gestion quotidienne. Elles sont appelées à mettre leurs compétences à son service et à conseiller ses responsables sur les dossiers relevant de leurs spécialités.

Créé en 2016 par le pape François, le Dicastère pour le Service du développement humain intégral traite d’un champ particulièrement vaste : dignité de la personne humaine, pauvreté, migrations, santé, justice sociale, économie, travail, environnement ou conséquences des conflits. Son activité s’inscrit notamment dans le prolongement de la doctrine sociale de l’Église. La liste choisie par Léon XIV reflète cette diversité.

Parmi les ecclésiastiques figurent Mgr Peter Klasvogt, recteur du Collège pontifical teutonique de Santa Maria in Camposanto à Rome, le père Francesco Coluccia, responsable de la pastorale de la santé de l’archidiocèse d’Otrante, et le père Emmanuel Katongole, professeur de théologie à l’University of Notre Dame, aux États-Unis. Le salésien Joseph Jeyaraj Swaminathan, professeur à l’Université pontificale salésienne de Rome, complète cette représentation sacerdotale.

Les huit autres personnalités sont des laïcs issus de plusieurs continents

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L’économiste Omer S. Combary enseigne à l’Université Thomas Sankara de Ouagadougou, au Burkina Faso. Lucy Afandi Esipila est secrétaire exécutive régionale de Caritas Africa. L’Italien Paolo Foglizzo travaille pour Aggiornamenti Sociali, revue liée à la Fondation culturelle San Fedele de Milan.Le spécialiste d’éthique sociale Peter G. Kirchschläger dirige l’Institut d’éthique sociale de l’Université de Lucerne, tandis que Clemens Sedmak dirige le Nanovic Institute for European Studies de l’University of Notre Dame. Caren Rodrigues enseigne pour sa part au Saint Joseph’s Institute of Management de Bangalore, en Inde.

La nomination la plus atypique est probablement celle de Kathryn A. Koch. Cette Américaine est présidente-directrice générale de Trust Company of the West (TCW), importante société de gestion d’investissements installée à Los Angeles. Léon XIV fait donc entrer une professionnelle de haut niveau de la finance dans le cercle des experts appelés à travailler sur le développement humain intégral.

Un choix qui n’est pas sans intérêt alors que les questions de responsabilité économique, d’investissement et de répartition des richesses occupent une place importante dans la doctrine sociale catholique. La liste comprend également l’Australienne Jacqueline Remond, enseignante en théologie à l’Australian Catholic University de Sydney et engagée depuis plusieurs années sur les questions d’écologie intégrale. Aucun Français ne figure parmi ces douze nominations. L’ensemble présente toutefois un caractère fortement international, mêlant prêtres, théologiens, économistes, spécialistes de l’éthique, acteurs de la solidarité et responsables économiques.

Avec ces nominations, Léon XIV ne change donc pas la direction du dicastère : il renforce et diversifie le groupe d’experts dont celui-ci peut solliciter l’avis, avec une attention manifeste aux compétences venues du monde universitaire, social, caritatif mais aussi économique.

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