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[Léon XIV en France] Ces personnalités politiques qui veulent voir Léon XIV et assisteront à sa messe à Paris

Curiosité pour le nouveau Pape, rendez-vous institutionnel, recherche d’image à l’approche de 2027 ou, pourquoi pas, démarche spirituelle ? La visite de Léon XIV attire une impressionnante partie de la classe politique française, particulièrement autour de la messe de la Concorde

Léon XIV n’a pas encore posé le pied en France que les responsables politiques sont déjà nombreux à avoir prévu de croiser sa route. Du palais de l’Élysée à l’UNESCO, du Stade de France à la place de la Concorde, la visite du Pape, du 25 au 28 septembre, aura aussi des allures de rendez-vous de la vie publique française. Le point culminant devrait être la messe solennelle célébrée samedi 26 septembre à 15 heures place de la Concorde et sur les Champs-Élysées. Près de 600 000 personnes se sont inscrites à cette célébration, obligeant le diocèse de Paris à étendre le dispositif jusqu’à la place de l’Étoile et l’avenue de la Grande-Armée.

Au milieu de cette foule considérable, un espace accueillera de nombreuses personnalités politiques. Et la liste ressemble presque à une photographie anticipée de la vie politique française de 2027.

Selon les informations de nos confrères de BFM, seront notamment présents Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Zemmour, Sarah Knafo, Marion Maréchal et la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit également assister à la célébration, tout comme l’ancien Premier ministre Michel Barnier.

Une concentration assez exceptionnelle de responsables appartenant à des familles politiques très différentes, et dont plusieurs occupent déjà une place centrale dans la préparation de l’élection présidentielle de 2027.

Que viennent-ils chercher place de la Concorde ? La question restera naturellement propre à chacun. Une messe n’est pas un meeting et la présence à une célébration religieuse ne permet pas de présumer des convictions intérieures de celui qui y assiste. Certains entretiennent publiquement un rapport personnel au catholicisme. Pour d’autres, la présence peut relever du caractère exceptionnel de l’événement, de leur fonction institutionnelle ou simplement du souhait d’assister à la première grande messe parisienne de Léon XIV.

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Mais la photographie politique de la Concorde ne manquera pas d’être observée.

Bruno Retailleau, dont la pratique catholique est connue, côtoiera ainsi Gabriel Attal et Édouard Philippe. Marine Le Pen et Jordan Bardella seront également dans l’assistance, tout comme Éric Zemmour et Sarah Knafo. Marion Maréchal sera elle aussi présente. Yaël Braun-Pivet représentera pour sa part l’une des principales institutions de la République.

Sébastien Lecornu aura un statut particulier. La présence du Premier ministre s’inscrit naturellement dans la représentation de l’État auprès du souverain pontife, chef de l’Église catholique mais également chef de l’État de la Cité du Vatican.

Emmanuel Macron a, lui, choisi une autre ligne. Le président de la République accueillera personnellement Léon XIV vendredi matin avant de s’entretenir avec lui à l’Élysée, mais il n’assistera à aucune des messes du voyage.Le chef de l’État retrouvera ensuite le Pape à Metz lundi, lors de la dernière journée de son séjour.

D’autres personnalités politiques croiseront Léon XIV en dehors de la messe de la Concorde. Ségolène Royal est notamment annoncée lors du passage du Pape à l’UNESCO. À Saint-Denis, Bally Bagayoko, maire de la ville, participera à la séquence entourant la grande veillée des jeunes au Stade de France. Bernard Cazeneuve est quant à lui annoncé samedi matin à l’Institut catholique de Paris, où Léon XIV rencontrera notamment des catéchumènes et de nouveaux baptisés. Pour l’anecdote, Marine Tondelier, qui vient de donner naissance à un garçon prénommé Léon, ne participera pas aux rendez-vous du voyage. Olivier Faure ne devrait pas davantage être présent.

Le contraste promet donc d’être saisissant samedi après-midi. D’un côté, plusieurs centaines de milliers de catholiques venus participer à une messe présidée par le successeur de Pierre. De l’autre, au premier rang, une concentration rarement réunie de responsables politiques dont beaucoup pensent déjà à l’échéance présidentielle. Il serait hasardeux de décider à leur place ce qui les conduira à la Concorde : conviction personnelle, respect pour la fonction pontificale, intérêt pour un événement historique, curiosité ou récupération politique des catholiques Français ?

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