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VIDEO [Léon XIV en FRANCE] « Fort, émouvant et impressionnant » : l’enthousiasme de Stéphane Bern après la grande veillée au Stade de France

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Une soirée historique au Stade de France, où la ferveur de 80 000 jeunes réunis autour de Léon XIV a rencontré les grandes heures de l’histoire chrétienne de la France, avant qu’un feu d’artifice surprise ne vienne couronner la veillée

Une succession de tableaux retraçant les grandes heures de l’histoire religieuse de la France, des figures de saints qui ont façonné son identité religieuse, des chants, une mise en scène spectaculaire et, surtout, la ferveur de 80 000 jeunes réunis autour du pape Léon XIV. La grande veillée du vendredi 25 septembre au Stade de France a offert un moment exceptionnel, associant la mémoire chrétienne de la nation à la vitalité d’une jeunesse venue témoigner de sa foi.

Au fil d’une fresque historique monumentale, les grandes figures de la chrétienté française se sont succédé : Lazare et Marie-Madeleine, sainte Blandine, sainte Geneviève et Clovis, sainte Jeanne d’Arc, saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac, le curé d’Ars, sainte Thérèse de Lisieux et saint Charles de Foucauld. Des premiers temps du christianisme à l’époque contemporaine, cette traversée des siècles a rappelé combien la foi chrétienne a contribué à façonner l’histoire et l’identité religieuse de la France. Chevaux, costumes d’époque, décors et jeux de lumière ont donné vie à cette évocation, prolongée par une procession de plus de 150 bannières et de 60 reliques de saints et de bienheureux de France.

À travers une dizaine de tableaux, quinze siècles de sainteté française ont ainsi défilé sous les yeux d’une jeunesse venue de Paris, de Seine-Saint-Denis et de toute la France. Une assemblée dont Mgr Guillet, évêque de Saint-Denis, a souligné la diversité des origines et des parcours. Au-delà de la représentation historique, cette fresque rappelait aussi l’empreinte du christianisme sur le patrimoine national, depuis les monastères qui ont façonné les paysages jusqu’aux cathédrales, aux hôpitaux et aux grandes institutions universitaires.

La présentation de la Sainte Tunique du Christ, habituellement conservée à Argenteuil, a ensuite donné à la soirée une dimension proprement religieuse. Après les acclamations et l’enthousiasme des jeunes, le Stade de France s’est plongé dans un profond silence pour un moment de recueillement devant cette relique de la Passion.

Par son ampleur, cette représentation pouvait évoquer les grandes fresques historiques du Puy du Fou, avec une dimension supplémentaire : la présence du souverain pontife et la vénération de la Sainte Tunique du Christ. Stéphane Bern a particulièrement apprécié cette traversée de l’histoire de France à travers ses racines chrétiennes. Interrogé par Tribune Chrétienne, il confie son émotion :

« J’ai plutôt aimé. J’ai trouvé que cette soirée était impressionnante, la ferveur des jeunes, et la traversée de notre histoire à travers les grandes figures qui ont compté à la fois pour notre histoire et pour les racines chrétiennes de la France. J’ai trouvé ça assez fort et assez émouvant. »

Derrière cette vaste fresque se trouve Jean-Baptiste Darantière, le metteur en scène chargé de la scénographie de la veillée. Habitué des grandes productions historiques, il s’est spécialisé dans la conception de spectacles qui donnent vie au patrimoine par le théâtre, la musique et les technologies visuelles. Son parcours témoigne d’un intérêt ancien pour les représentations de grande ampleur. Dès l’âge de 18 ans, il réalise une première fresque historique mobilisant plus de 150 comédiens. Il développe ensuite plusieurs compagnies de théâtre amateur dans cinq villes avant de créer, en 2017, sa propre structure de production. Ses spectacles, qui associent notamment projections monumentales, créations sonores et théâtre immersif, auraient réuni près de 300 000 spectateurs en moins de dix ans, selon sa présentation professionnelle.

Il s’est également formé auprès du metteur en scène Bruno Seillier, en participant à des productions consacrées à l’histoire et au patrimoine, notamment La Nuit aux Invalides et Les Écuyers du temps au château de Saumur. Cette expérience des grandes fresques historiques a trouvé, au Stade de France, un terrain d’expression particulièrement ambitieux. Pour cette veillée, Jean-Baptiste Darantière a également fait appel à l’ébéniste Gabriel Hostachy, chargé de réaliser un nouveau reliquaire destiné à accueillir la Sainte Tunique d’Argenteuil. Cette création monumentale, haute de près de quatre mètres, devait permettre de présenter la relique à l’ensemble des fidèles rassemblés autour du pape.

L’originalité de cette mise en scène résidait dans sa progression : après avoir fait défiler les grandes figures de l’histoire chrétienne française, elle invitait les jeunes à tourner leur regard vers le Christ lui-même.

C’est précisément dans cette perspective que s’inscrivait le discours de Léon XIV. Devant cette jeunesse rassemblée autour de lui, le souverain pontife a rappelé que l’héritage chrétien de la France ne pouvait se réduire à la mémoire de ses saints et de ses grandes figures historiques. Il constitue aussi un appel adressé aux nouvelles générations, invitées à poursuivre leur témoignage dans la société contemporaine.

Après avoir vu défiler les saints qui ont façonné l’histoire de leur pays, les jeunes étaient ainsi invités à comprendre qu’il leur appartenait désormais de prolonger cet héritage. Une mission que Léon XIV a résumée dans cette exhortation : « Vous êtes les saints de France. »

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