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Attentat de Trappes : Pengo Bossio Wangi, la victime de 26 ans, était un chrétien

Pengo Bossio Wangi, - capture instagram
Pengo Bossio Wangi, - capture instagram
Alors que certains ont rapidement évoqué un attentat islamophobe, la famille de Pengo Bossio Wangi, assassiné vendredi à Trappes, confirme qu'il était chrétien. Une révélation qui interroge les premières interprétations du drame

Il aura fallu attendre que la famille de la victime prenne la parole pour qu’une information essentielle apparaisse dans le débat public : Pengo Bossio Wangi, le jeune homme de 26 ans assassiné vendredi 23 octobre à Trappes, était chrétien. Une précision qui ne change rien à l’horreur du crime, ni à son caractère raciste présumé, mais qui soulève des interrogations sur la rapidité avec laquelle certains responsables politiques ont privilégié la piste islamophobe.

Dans un témoignage accordé au média Blast et repris dimanche par Le Parisien, Ritsia, la sœur jumelle du jeune homme, a évoqué la foi qui les unissait : « J’ai la foi, je suis chrétienne, lui aussi il l’était. » Quelques mots prononcés au milieu d’une immense douleur, mais qui apportent une précision jusqu’alors absente des premières réactions politiques. L’oncle de la victime a également confirmé que son neveu n’était pas musulman.

Dès les premières heures suivant l’attaque, le maire de Trappes, Ali Rabeh, avait évoqué un attentat « à connotation raciste, probablement islamophobe ». Plusieurs responsables politiques ont également dénoncé l’islamophobie, inscrivant le drame dans un débat national déjà particulièrement tendu. Or, la religion de la victime n’était alors pas publiquement connue. Sa famille vient désormais préciser qu’elle était chrétienne. Cette révélation ne suffit pas à exclure un mobile islamophobe : un assassin peut s’en prendre à une personne en lui attribuant, à tort, une religion qui n’est pas la sienne. Mais elle rappelle la nécessité de distinguer les faits établis des hypothèses avancées dans l’urgence. Les premiers éléments de l’enquête font état d’une volonté du suspect de s’en prendre à des personnes noires et arabes. Cette dimension raciste présumée constitue déjà une réalité d’une extrême gravité, indépendamment de toute appartenance confessionnelle.

La controverse a pris une dimension nationale avec l’intervention d’Emmanuel Macron à Trappes, vendredi soir.

Le président de la République a présenté l’attaque comme un tournant, affirmant : « C’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne. » Une déclaration qui a immédiatement suscité des réactions, tant elle semblait ignorer plusieurs tragédies inscrites dans la mémoire nationale.

Comment oublier les enfants juifs assassinés à Toulouse en 2012 ? Les quatre victimes de l’Hyper Cacher en 2015 ? Le père Jacques Hamel, égorgé dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray en 2016 ? Ou les trois fidèles assassinés dans la basilique Notre-Dame de Nice en 2020 ? Ces attentats visaient déjà des personnes en raison de leur appartenance religieuse. Face aux critiques, Emmanuel Macron a ensuite précisé ses propos, reconnaissant que des chrétiens et des juifs avaient déjà été victimes d’attentats en raison de leur religion. Cette rectification était nécessaire. La mémoire des victimes du terrorisme ne saurait souffrir d’approximations, particulièrement lorsqu’elles viennent du chef de l’État.

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L’attentat a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans. Le suspect, âgé de 39 ans, a été interpellé après avoir ouvert le feu à Trappes et à La Verrière. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête visant notamment des faits commis en raison de l’origine ou de la religion réelle ou supposée des victimes. Dimanche, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Aubervilliers pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, qui pratiquait le MMA à la Atch Academy. Ses proches décrivent un jeune homme généreux, respectueux et apprécié. Dans ce climat de tensions nationales, les responsables publics portent une responsabilité particulière : condamner sans ambiguïté le racisme, sans transformer prématurément les hypothèses de l’enquête en certitudes politiques.

Au-delà des controverses, il y a une famille qui pleure un fils et un frère. Ritsia raconte avoir vu son jumeau quelques heures avant sa mort. Elle ne devait jamais le revoir. Pour les chrétiens, la dignité humaine ne dépend ni de la couleur de peau, ni de l’origine, ni de l’appartenance religieuse. Chaque vie humaine possède une valeur qui précède toutes les catégories politiques. Pengo Bossio Wangi était chrétien. Ce fait mérite d’être connu, non pour opposer les victimes entre elles, mais pour respecter sa mémoire et prier le Seigneur Jésus-Christ pour le salut de son âme.

Car derrière les déclarations présidentielles, les réactions partisanes et les polémiques, demeure une vérité essentielle : un jeune homme de 26 ans a été assassiné, et une famille attend désormais que justice lui soit rendue.

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