Bernard Arnault a annoncé ce mercredi 26 août avoir été reçu en famille par le pape Léon XIV à Castel Gandolfo, à quelques semaines de la venue du Souverain pontife en France. Le président de LVMH, dont le groupe avait consacré 200 millions d’euros à la restauration de Notre-Dame après l’incendie de 2019, souligne la dimension spirituelle de la prochaine visite du pape dans la cathédrale, Il écrit :
« Ému et heureux d’être reçu par Sa Sainteté le pape Léon XIV à Castel Gandolfo, avant sa venue en France. Le Saint-Père priera à Notre-Dame de Paris, qui renaît de ses cendres. Symbole intemporel de foi et du génie français – bâtie sur des siècles, relevée en quelques années. »
La date exacte de l’audience n’est pas précisée dans sa publication. On sait toutefois que Léon XIV a pris l’habitude de se retirer chaque semaine à Castel Gandolfo, généralement du lundi soir au mardi soir, pour une journée de repos, avant de regagner le Vatican. La rencontre avec Bernard Arnault pourrait donc avoir eu lieu mardi 25 août, sans qu’il soit possible, à ce stade, de l’affirmer avec certitude.
Le message de l’homme d’affaires permet en revanche de comprendre que la prochaine venue de Léon XIV en France et son passage à Notre-Dame se trouvaient dans le contexte immédiat de cette rencontre. Les mots choisis sont significatifs. Il présente seulement Notre-Dame comme un « symbole intemporel de foi et du génie français » et insiste sur le fait que le pape viendra d’abord y prier.
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Cette évocation prend évidemment un relief particulier venant de Bernard Arnault. Au lendemain de l’incendie du 15 avril 2019, la famille Arnault et le groupe LVMH avaient annoncé une contribution de 200 millions d’euros pour participer à la reconstruction de Notre-Dame. Cette somme les avait placés parmi les principaux mécènes privés mobilisés pour sauver et restaurer la cathédrale. L’engagement avait été pris alors que les images de la flèche s’effondrant dans les flammes avaient fait le tour du monde. Cinq années de travaux furent ensuite nécessaires pour permettre la réouverture de Notre-Dame en décembre 2024. Bernard Arnault avait assisté aux cérémonies organisées à cette occasion.
Sept ans après l’incendie, le contexte est désormais tout autre. La cathédrale restaurée s’apprête à recevoir Léon XIV lors de son voyage en France ( lors des Vêpres) . Pour l’un des principaux mécènes de sa reconstruction, l’image aura nécessairement une résonance particulière : celle du pape entrant pour prier dans une cathédrale qui, quelques années auparavant, semblait menacée de destruction. La formule de Bernard Arnault résume finalement cette double dimension de Notre-Dame, que l’incendie puis sa restauration ont remise en lumière : monument majeur de l’histoire française, elle demeure avant tout une cathédrale et un lieu de foi.


